Olivier Beguin

 

 

 

 

La Suisse, la terre d'exil pour les riches mais aussi du chocolat.
Ce beau pays qui malheureusement n'accorde très peu de place au cinéma de genre.
Quelques rares cinéastes s'y essayent malgré tout.
C'est le cas d'Olivier Beguin, ancien élève de la London Film School (qui avait pour pote de classe Adam Mason, le cinéaste de "BROKEN" et de "THE DEVIL'S CHAIR"), remarqué fin 2006 avec son court métrage NAUFRAGE à travers de nombreux festivals internationaux.
Il travaille actuellement comme monteur pour la Télévision Suisse Romande (TSR), et à côté de cela, il fait de la fiction.
Depuis, le jeune réalisateur tente de percer et de démontrer que son pays peut être aussi le vivier de créations horrifiques.
Avec son dernier né DEAD BONES pourvu d'un casting hallucinant, Ken Foree ("ZOMBIE"), Frédéric Landenberg (LOVE EXPRESS), Arie Verveen ("SIN CITY", "CABIN FEVER")... et shooté entre l'Espagne et les studios Suisses, Olivier Beguin s'essaie au western horrifique.
Je signale aussi que le maquilleur SFX David Scherer était de la partie, collaborant à tous les films d’olivier Beguin, tout comme l’infographiste Sam Rossetti, tous deux faisant partie de mes propres collaborateurs sur ma série Sex Trek !
Après un autre succès avec le court métrage « Employé du mois », il était temps de passer au long…
Le mythe du vampire : souvent traité à travers une romance, cet être fantasmé, séduisant et mystérieux, est malgré tout l’expression de peurs collectives et ancestrales.
Pour son premier long métrage, « Chimères », Olivier Beguin s’attaque à ce classique avec une volonté de le mettre à nu, d’écorcher son côté surnaturel, son charme, afin de le ramener à sa vraie nature, animale, instinctive et violente, et de le traiter comme une maladie.
Désirerions-nous réellement contracter le mal de celui qu’on aime ?
Accepterions-nous sincèrement les meurtres commis par l’autre ?
Pour lire ma critique du film, cliquez ici.
En tout cas, je l’ai personnellement rencontré lors d’un festival du NIFFF à Neuchatel, et je lui ai fait signer une photo de son film « Chimères », avant de l’avoir vu...
La preuve : il a écrit « va le voir ! »