Welcome Home Baby


Director : Andreas Prochaska
Screenplay : Constantin Lieb, Daniela Baumgärtl & Andreas Prochaska
Cast : Julia Franz Richter, Reinout Scholten van Aschat, Gerti Drassl & Maria Hofstätter
Photography : Carmen Treichl
Producer : Tommy Pridnig, Clemens Wollein, Ulf Israel & Reik Möller
Production : Lotus Filmproduktion / Senator Film Producktion
Distribution : Playtime
World Sales : Global Screen

Year : 2025
Country : Austria, Germany
Running time : 115'

Genre(s) : horror

 

L’avis du BIFFF :

Médecin urgentiste à Berlin, Judith apprend qu’elle vient d’hériter d’une maison familiale dans un coin paumé d’Autriche.

Une nouvelle d’autant plus surprenante que cette même famille l’avait abandonnée alors qu’elle était toute petiote…

Forcément intriguée, Judith part sur place avec son mec, en ayant la ferme intention de vendre la bicoque le plus vite possible.

Mais, étrangement, tous les seniors du coin semblent attirés par elle comme un aimant mystique…

Ou comme une vieille connaissance qu’on n’a plus vu depuis trèèès longtemps… Près de 20 ans après son diptyque DEAD IN 3 DAYS, Andreas Prochaska est de retour au BIFFF avec un cauchemar psychologique dans la droite ligne de classiques incontournables, tels que REPULSION et ROSEMARY’S BABY !

 

Mon humble avis :

 

Thriller psychologique mystérieux, ce film est le retour au cinéma de son réalisateur Andreas Prochaska, après des années de télévision.

Il était déjà venu en 2007 au BIFF pour son slasher « Mort en 3 jours », et considère que revenir au genre c’est un peu comme revenir dans son village natal, c’est se confronter à son passé !

 

Le message est selon lui caché dans le divertissement du suspens, et traite de notre rapport à nos origines, à nos racines…

L’hérédité, les liens familiaux, la descendance, sont les thèmes abordés par le film, qui pose plus de questions anxiogènes qu’il n’apporte de réponse claire.

 

La réalisation use des cadrages avec art, et joue aussi beaucoup sur le hors-champ.

Il y a des gros plans inquiétants, des travellings compensés (la scène du lac par exemple), bref du boulot très pro.

 

La photographie est belle et propre, avec des lumières jaunes, des reflets, et des transparences.

Elle est toujours bien lisible, même dans les plans nocturnes.

Notons une scène sous-marine techniquement difficile.

 

Le montage privilégie l’atmosphère avec lenteur, après une exposition du personnage et des enjeux qui ne traine pas.

Des images subliminales nous font sursauter.

Il y a de nombreuses ellipses temporelles aussi perturbantes pour le public qu’elles le sont pour l’héroïne…

 

Les décors montrent la nature en Autriche, un grand manoir familial, des montagnes, des bois, un village typique, des catacombes lugubres dans des grottes inondées, le tout souvent au crépuscule.

 

Les costumes sont réalistes et contemporains, un peu old school pour les ruraux autrichiens.

 

Les SFX proposent des guêpes en CGI, qui rendent un hommage à Lucio Fulci dans « L’Au-delà ».

Il y a aussi une opération à cœur ouvert bien éprouvante.

 

Le casting joue de façon réaliste, sans en faire de trop.

On s’attache à l’héroïne, dur à cuire médecin urgentiste, abandonnée enfant, qui s’est forgé une carapace émotionnelle qui sera mis ici à rude épreuve !

 

La musique fait dans l’ambiant, pour faire planer une menace sourde.

Elle est plutôt rare, le film se contenant souvent de bruitages, voire de silence.

 

En conclusion, le film est assez effrayant (même la scène de sexe fait peur, c’est dire) !

Il plaira assurément aux amateurs du genre…