Rains over Babel
Original Title : LLUEVE SOBRE BABEL
Director : Gala Del Sol
Screenplay : Gala del Sol
Cast : Jhon Narváez, John Alex Castillo, Felipe Aguilar Rodríguez, Santiago Pineda Prado , Jose Mojica, Sofía Buenaventura, Saray Rebolledo, William Hurtado, Johan Zapata, Celina
Biurrun & Jacobo Velez
Photography : Sten Tadashi Olson
Producer : H.A. Hermida, Andrés Hermida, Ana Cristina Gutiérrez, Natalia Rendón Rodríguez, Isabela Hermida & Gala del Sol
Production : Gala del Sol Films / Fabrica Mundi
Distribution : MPM Premium
World Sales : Latido Films
Year : 2025
Country : Colombia, Spain, USA
Running time : 113'
Genre(s) : comedy, fantasy, Queer
L’avis du BIFFF :
Bienvenue au Babel, une boîte de nuit colombienne de salsa qui sert également de Purgatoire psychédélique, où La Flaca – une Faucheuse gitane avec une coupe afro – passe la nuit à jouer avec les âmes malchanceuses pour gagner leur vie.
Si elles perdent, elles partent aux Enfers… et c’est exactement là que se rend Timbí, le fils du propriétaire du club.
Il est à la recherche d’un musicien disparu qui doit jouer au Babel avant minuit, faute de quoi deux méchants usuriers s’amuseront avec son papa.
Heureusement, Uma – le portrait craché de Xena la Princesse Guerrière – est de la partie.
Elle connaît bien l’Enfer et elle a justement un très gros œuf à peler avec La Flaca…
Mon humble avis :
Il s’agit de la Bloody Date Night, qui contient quelques animations avant la projection du film proprement-dit.
Il y a eu dans le hall le « défilé des âmes perdues » (de la mode fantastique), un stand d’un sex shop partenaire du festival (ça ne s’invente pas !), le jeu de la roue de la sexualité (avec des lots à gagner sous forme de gadgets sexuels), un spectacle de Burlesque avec deux superbes drag-queens, et un court métrage espagnol aussi barré que coloré (sur un homme faisant l’amour avec ses toilettes) en première partie du long métrage…
Autant dire qu’on était déjà bien dans l’ambiance, prêts pour cet « enfer de Dante » version tropicale !
Le message dénonce l’intolérance vis-à-vis des homosexuels, notamment par la religion.
Au cours des déambulations des protagonistes du film, un sage gitant leur dit « La vie n’est qu’une course contre la mort ! »… à méditer.
La réalisation est théâtrale, mais avec un visuel soigné.
La photographie est pêchue, usant de couleurs vives, de lumières néons bleu et rose (comme pour le procédé de la « nuit américaine »), ce qui donne à l’image un beau modelé par les ombres, et des couleurs vives, comme le rouge souvent présent, pleines d’énergie.
Le montage est tranquille, il y a trop de dialogues et pas assez d’actions pour y insuffler plus de rythme.
Notons deux bastons montées en alternance, qui ravivent un peu le métrage.
Les décors sont psychédéliques et mythologiques à la fois : des éléments culturels hispaniques (aztèques par exemple) sont mélangés à une architecture bariolée des lieux de la vie nocturne : bars louches, appartements miteux, lupanar avec chambres à thèmes, boite de nuit pour concert live, etc…
Les costumes sont stylés, et mettent les acteurs en valeur.
Il y a des costumes de scènes pour les drag-queens et les musiciens, avec bijoux, perruques (dont une afro avec des guirlandes électriques quand même !), et paillettes.
Notons quelques gardes du lupanar avec des masques SM en cuir imitant des cochons, et un nain tiré de l’univers de Mad Max ou de la Cité des enfants perdus !
Les SFX permettent surtout de doubler les acteurs à l’image, lorsque l’âme des personnages décédés quitte leurs corps.
Le casting étale une belle quantité de plastiques avantageuses, garçons comme filles, tous sont très beaux et sexy.
Les personnages les plus marquants restent Dante, au regard intense, la Flaca, aux expressions inquiétantes, et le barman, au sourire diabolique…
La musique fait dans le latino, manbo, samba, et même une chanson gitan qui fait dresser les poils.
En conclusion, le film est certes brouillon et foutraque, mais comme il est mu par une énergie sincère et communicative, on se laisse emporter dans son univers infernal et sexy, pour un message de tolérance toujours bon à diffuser.
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