After us the Flood
Original Title : JÄLKEEMME VEDENPAISUMUS
Director : Arto Halonen
Screenplay : Ossi Hakala
Cast : Elias Westerberg, Linnea Leino, Tuomas Nilsson, Kasperi Kola, Petteri Summanen, Antti Reini, Robert Enckell, Pihla Penttinen, Hannu-Pekka Bjôrkman & Jari Salmi
Photography : Pini Hellstedt
Producer : Arto Halonen & Aija Birziia
Production : Art Films
Distribution : Art Films
World Sales : REinvent Studios
Year : 2024
Country : Finland, Latvia
Running time : 96'
Genre(s) : romantic comedy, science-fiction, time travel
L’avis du BIFFF :
En 2064, le monde est ravagé par un climat qui n’arrête pas de danser la Lambada.
Tout ça à cause de l’invention d’un réacteur à fusion dans les années 2020, qui était supposé rendre l’énergie totalement verte.
Forcément, une récupération commerciale plus tard, le bordel a été mondial…
Mais les Nations Unies ont mis au point une forme de voyage temporel pour rattraper ces conneries, et ils proposent à Henrick, l’inventeur de ce fameux réacteur, de retourner dans le passé et détruire son œuvre.
Est-ce que la machine est 100% fiable ?
Bien sûr que non…
Attention, petit chef-d’œuvre de SF qui débarque de Finlande et qui confirme qu’un scénario béton a de quoi réconcilier les cinéphiles les plus blasés avec le cinéma de genre !
Mon humble avis :
Le réalisateur Arto Halonen et l’acteur Kasperi Kola sont venus au BIFFF nous présenter leur film, et pousser la chansonnette (comme le veut la tradition ici).
Ils nous font comprendre à quel point le film a compté pour eux.
Le message écologique nous explique que nous n’avons plus le temps de sauver notre planète, mais que malgré tout nous devons trouver notre propre espoir dans nos relations avec les autres…
La nécessité d’inventer une énergie verte renouvelable est si pressante, qu’il faudrait une machine à remonter le temps pour en tirer les bénéfices avant qu’il ne soit trop tard pour notre environnement.
En recherche pure, les problèmes viennent souvent de soucis humains, comme au sein du triangle amoureux de ces trois chercheurs, qui reproduisent des erreurs identiques même avec une seconde chance…
Comme l’explique le père du personnage principal (dans sa deuxième incarnation) : « Dans la vie, on se trompe plus qu’on ne réussit, mais l’essentiel c’est d’essayer ».
La réalisation emploie à la fois la grammaire d’un drame et celle d’un film de SF, ou plutôt de voyage temporel.
Les cadrages usent d’une belle variété de valeurs de plans, ils sont stables.
La photographie est lumineuse, propre et nette, mais sans style personnel très développé.
Le montage est speed, il y a beaucoup d’ellipses.
On voit par exemple un clip sur la progression des recherches et des relations dans l’équipe.
La psychologie des personnages passe avant tout par l’image.
Les décors sont ceux d’une grande ville, avec son université moderne, un laboratoire high-tech, avec souvent du mobilier très coloré.
C’est parfois l’hiver, et en Finlande ça veut dire beaucoup de neige.
La machine temporelle a un design original, qui évoque davantage des caissons de cryogénisation.
Les costumes sont contemporains, il y a une très légère anticipation en 2045, et une reconstitution authentique en 1999.
La météo oblige parfois à des vêtements chauds, avec des bonnets.
Les SFX vieillissent les acteurs, bien que les personnages soient joués par des acteurs différents à différents âges (petite enfance, jeunesse, adulte, troisième âge).
Le vortex temporel est réalisé en images de synthèses.
Le casting est excellent, pour jouer des personnages complexes, à plusieurs facettes, et de plus qui évoluent au cours du scénario.
La musique fait parfois dans la composition sérielle au piano, un peu chiante, mais emploie de l’électro nordique en son diégétique dans les fêtes étudiantes.
En conclusion, c’est le film le plus passionnant et émouvant que j’ai vu cette année 2025 au BIFFF.
On peut dire que c’est une sorte de « Retour vers le futur » mais avec un véritable enjeu… sauver le monde !
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