Hello stranger
Director : Paul Raschid
Screenplay : Paul Raschid
Cast : George Blagden, Danny Griffin, Christina Wolfe, Laura Whitmore, Yasmin Finney & Derek Jacobi
Photography : Haridas Stewart
Producer : Neville Raschid
Production : Paul Raschid Media (PRM)
Distribution : Aviary Films
World Sales : Aviary Films
Year : 2024
Country : UK
Running time : 90'
Genre(s) : horror, interactive, psychological thriller
L’avis du BIFFF :
Un homme est piégé dans sa maison intelligente par un inconnu masqué.
Ce dernier le force alors à jouer à trois jeux s’il veut survivre…
Et c’est tout ce qu’on peut vous dire car, la suite, c’est vous – public – qui déciderez !
Après le carton plein de LATE SHIFT au BIFFF 2017, on vous propose un nouveau film interactif où vous aurez entre les mains le sort du pauvre héros.
Alors soyez sympa avec lui, hein…
Pour cette expérience hors du commun – qui ne requiert même pas d’application à télécharger – on peut remercier Paul Raschid, qui était déjà venu en 2018 nous présenter WHITE CHAMBER en avant-première mondiale !
Mon humble avis :
A l’entrée de la séance, on nous distribue un tube qui produit de la lumière phosphorescente, comme dans les concerts.
Le réalisateur Paul Raschid et l’acteur principal George Blagden viennent sur scène, nous présenter le concept et le fonctionnement de ce film interactif.
Nous voterons pour la scène suivante en agitant nos lumières lors des pauses pour choix multiples, et l’histoire avancera ainsi en fonction des désirs de la majorité.
Ensuite, ça sera disponible sur la plateforme de jeux vidéo Steam, comme les films interactifs précédents du réalisateur.
L’acteur George Blagden explique que même si les comédiens de cinéma sont habitués à tourner une histoire dans le désordre, faire différentes variations d’une même scène a exigé un travail de construction mentale supplémentaire pour la distribution.
Le message évoque l’agoraphobie de nos sociétés modernes, et notre dépendance toxique aux réseaux sociaux.
Mais il rappelle au final surtout que c’est celui qui programme le jeu qui en définit les règles…
En l’occurrence ici, le réalisateur se joue de nos attentes avec son twist final qui contredit notre identification au personnage principal, pourtant principe de base de son jeu… il triche, parce qu’il en a le pouvoir !
La réalisation est rapide et humoristique.
Les cadrages sont assez simples (un type assis devant son ordi, filmé par sa webcam), mais savent varier pour tromper l’ennui.
La photographie utilise de belles couleurs néons, en lien avec les tubes que le public agite, ce qui rend cohérente toute la chartre visuelle du jeu, même IRL.
Le montage est enlevé, sans temps mort (contrairement aux personnages, dont le bodycount peut être élevé).
Le décor unique est celui de l’appartement du héros, et de ses interlocuteurs, qu’on aperçoit par leurs webcams), moderne mais sobre, comme celui d’un geek perfectionniste et d’une maniaquerie maladive.
Les costumes sont sobres pour le héros, mais bien caricaturaux pour les personnages secondaires (un cosplay de barbare de fantasy, une psychologue, un serial-killer masqué, etc…).
Les SFX se contente d’un peu de faux sang, le processus du jeu interactif étant un SFX en soi !
Le casting est convaincant, tout repose sur George Blagden l’acteur principal, qui agit comme un « Tintin » neutre auquel on doit s’identifier pour jouer… jusqu’au twist final, qui montre l’amplitude de son jeu d’acteur.
La musique use d’ambiant un peu électro, mais elle est plutôt mollassonne.
En conclusion, avec sa fin surprenante (mais ce n’est qu’une des dix possible évidemment), le pari est réussi : on s’amuse, on recommence au besoin (on est mort deux fois au cours de ma séance), on aimerait voir ce type de films plus souvent.
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