Hola frida
Director : Karine Vézina & André Kadi
Screenplay : Sophie Faucher, Anne Bryan, Emilie Gabrielle & André Kadi
Cast : Olivia Ruiz, Emma Rodriguez, Rebeca Gonzales, Léo Côté, Sophie Faucher, Manuel Tadros, Annie Girard & Joey Bélanger
Photography : None
Producer : Florence Roche & André Kadi
Production : Tobo Média / Du Coup Animation / Haut et Court
Distribution : Le Parc Distribution
World Sales : Dandelooo Cinéma
Year : 2024
Country : Canada, France
Running time : 82'
Genre(s) : animation, family
L’avis du BIFFF :
Au début du XXe siècle, Frida grandit dans un Mexique encore très traditionnel, où l’horizon des jeunes filles ne s’étend généralement pas au-delà de la cuisine.
Mais Frida ne voit pas pourquoi elle n’aurait pas le droit de porter des pantalons ?
Ou pourquoi elle ne pourrait pas devenir médecin quand elle sera grande ?
Même lorsque La Muerte croise son chemin à plusieurs reprises, essayant de la priver de son incroyable force vitale, elle résiste.
Finalement, elle ne devient pas médecin, mais elle devient une artiste exceptionnelle….
Frida Kahlo !
Dans le style fantastique et coloré des peintures murales et du folklore mexicains, André Kadi et Karine Vézina racontent la vie inspirante – et en partie romancée – d’une véritable icône !
Mon humble avis :
La projection du film est précédée par celle d’un sympathique court métrage de SF, en images de synthèses, nommé « Kéo & la poussière d’étoile ».
Frida Kahlo est une artiste peintre mexicaine, née le à Coyoacán (Mexico), et morte au même endroit le .
Tout au long de sa vie, elle garde une santé fragile, souffrant de poliomyélite depuis l'âge de six ans puis victime d'un grave accident de bus.
Elle doit subir de nombreuses interventions chirurgicales.
Après son accident, elle se forme elle-même à la peinture.
Elle vit une relation passionnée avec le peintre Diego Rivera, qu'elle épouse en 1929 et ré-épouse en 1940.
Ils s'incluent mutuellement dans leurs œuvres.
Autrice de 143 tableaux très empreints de culture mexicaine, elle est principalement connue pour ses autoportraits, qui témoignent souvent de sa souffrance physique et morale.
Devenue un symbole nationaliste mexicain, elle est une icône du féminisme et de la mode, et son image est surexploitée commercialement après sa mort.
Le message est ici avant tout féministe.
Dès son plus jeune âge, Frida Kahlo s'insurge contre les inégalités hommes/femmes dans la société mexicaine, défend l'émancipation des femmes et défie les stéréotypes de genre et les normes de beauté.
Artiste accomplie, en rupture avec les conventions sociales, ouvertement bisexuelle, Frida Kahlo affirme vouloir défendre « cette masse silencieuse et soumise ».
De plus, elle représente la femme forte, indépendante, battante et courageuse face aux terribles obstacles d'une vie semée d’embûches.
Ce dessin animé mélange sa biographie enfantine et la mythologie mexicaine.
Défendant l’égalité entre hommes et femmes, montrant comment désamorcer le harcèlement scolaire, et prônant l’inclusion des handicapés dans la société, le film se pose en un digne héritage des valeurs véhiculées par l’œuvre de l’artiste.
La réalisation s’adapte au jeune public visé, avec avant tout une clarté narrative.
La photographie est lumineuse et multicolore, diffusant une atmosphère poétique et positive (malgré certains aspects dramatiques du scénario).
Le montage est rapide, il y a beaucoup de dialogues.
C’est un dessin animé un peu bavard pour les enfants d’aujourd’hui, qui peuvent décrocher.
Les décors sont colorés et stylisés, il y a peu de détails.
Dans le monde des rêves (où le lit est un quadrupède comme dans « Little Némo ») certaines plantes ne sont représentées qu’avec des traits de contour.
L’atmosphère de Mexico du début du vingtième siècle est bien rendue.
Les costumes sont historiques et exotiques.
Les SFX numériques permettent de rajouter de la pluie, du flou, ou des effets de lumière à l’animation.
Le design des personnages est très simple, ça semble suivre les standards actuels de l’animation pour la télé ou le net.
La figure de la muerte, femme fatale latina avec son maquillage vaudou et son sombrero, est impressionnante.
La musique hispanique est enlevée, avec des guitares de mariachis sur le devant, et un soutien symphonique derrière.
En conclusion, ce discours certes woke est bien dans l’air du temps, mais il est efficacement pédagogique pour le public visé.
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