The grandson
Original Title : AZ UNOKA
Director : Kristóf Deák
Screenplay : Kristóf Deák
Cast : Gergely Blahó, Tamás Jordán, Gábor Jászberényi, Judit Pogány, Laura Döbrösi, Judit Bárdos & János Papp
Photography : Róbert Maly
Producer : Tamás S. Zákonyi
Production : Flashback Production LLC.
Distribution : National Film Institute Hungary
World Sales : NFI World Sales
Year : 2022
Country : Hungary
Running time : 120''
Genre(s) : thriller
L’avis du BIFFF :
Rudi et son grand-père sont comme les deux doigts de la main.
Il est donc logique que lorsque ce dernier reçoit un appel de la police l’informant que son petit-fils a été impliqué dans un grave accident de voiture, il a le cœur serré.
Heureusement, Rudi est indemne, mais comme il était en tort et que la compagnie d’assurance n’intervient pas, il devra payer tous les dommages de sa poche.
« Pas question ! », se dit le grand-père.
Il paie alors la somme en cash à un type qui attend devant sa maison.
Puis il appelle Rudi… qui n’a pas eu d’accident !
Ce n’est pas un flic que le grand-père a eu au téléphone, mais un escroc qui est parti avec toutes ses économies.
Le lien entre Rudi et son grand-père va se resserrer encore plus lorsqu’ils se lancent ensemble à la poursuite des escrocs pour récupérer l’argent !
Une histoire palpitante inspirée de faits réels.
Mon humble avis :
Enormément de retraités et de personnes âgées sont présents dans le public, cela s’explique par une séance spéciale senior organisée par le BIFFF.
Il y aura d’ailleurs une conférence sur les thèmes abordés dans le film après la projection.
Le film « The Grandson » est déjà passé dans ce festival en 2023, il avait d’ailleurs gagné le prix Black Raven du meilleur thriller, mais il a été choisi en rediffusion pour cette séance particulière.
Le message traite de l’injustice et de l’impuissance face aux arnaques téléphoniques sur les personnes vulnérables, les retraités par exemple.
Le film nous fait bien comprendre que les call center sont tout aussi malhonnêtes que les gangsters de l’histoire.
Un citoyen ordinaire va se transformer en justicier, comme dans un « vigilente movie », mais doit on se venger à tout prix ?
La réalisation exploite un classicisme académique.
La photographie présente une belle lumière jaune et chaude, dans des camaïeux de bruns.
Elle est lisible et pro, même dans les nombreuses scènes nocturnes.
Le montage est rythmé, ça fait même clip dans l’exposition de la vie des deux protagonistes principaux, le grand-père et son petit-fils, agencé en montage alterné.
La scène de l’arnaque est en plan séquence, pour insister sur l’urgence et la rapidité, les arnaqueurs profitant de la confusion et de la panique pour piéger la personne âgée.
Les décors sont ceux d’une grande ville, un appartement cossu, un commissariat, un hôpital, un parc, etc…
On reste dans des environnements de notre quotidien.
Les costumes font de même, ils sont réalistes, rien à signaler sur ce point.
Le vilain est tout en noir, pour bien signifier qu’il n’y a rien à sauver en lui !
Les SFX se contentent d’un peu de faux sang.
Le casting nous montre d’emblée un personnage de papy super attachant, par son dynamisme et son ouverture au monde.
Le petit-fils est intense, et crédible.
La véracité des dialogues et des situations réclament un jeu intériorisé, et donc nul n’en fait de trop, pour que le tout fasse réel.
La musique est un gros atout du métrage.
On commence par un bon rock avec des vieux qui s’éclatent en introduction.
Puis un orchestre de chambre plus jazzy prend le relai.
La bande originale est symphonique, avec de bonnes percussions, et des airs lancinants et graves.
Notons un thème excellent lorsque le héros se décide à enquêter lui-même, utilisant curieusement le clavecin, qui reviendra quelques fois par la suite, pour notre plus grand bonheur de mélomane.
En conclusion, cet excellent thriller hongrois a de plus des vertus pédagogiques, dont le BIFFF s’est emparé pour faire de la prévention avec son public âgé.
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