Lesbian space princess
Director : Emma Hough Hobbs & Leela Varghese
Screenplay : Emma Hough Hobbs & Leela Varghese
Cast : Shabana Azeez, Bernie Van Tiel & Gemma Chua-Tran
Photography : None
Producer : Tom Phillips
Production : We Made A Thing Studios
Distribution : Blue Finch Film Releasing
World Sales : Blue Finch Film Releasing
Year : 2025
Country : Australia
Running time : 87'
Genre(s) : animation, Queer, science-fiction
L’avis du BIFFF :
La timide princesse Saira est l’héritière du trône de la planète Clitopolis, mais elle renoncerait sans hésiter à son destin pour glander une journée de plus sur le canapé avec Kiki, son ex-petite amie chasseuse de primes…
Sauf que Kiki vient de se fait kidnapper par des Mecstraterrestres blancs hétérosexuels – des créatures amères et malavisées venues des coins les plus sombres de l’univers – et Saira est obligée de quitter son univers gay sécurisé pour aller chercher la rançon demandée : son Royal Labrys, le Saint Graal de l’armement lesbien.
Pour ce faire, elle s’embarque dans un dangereux voyage inter-gay-lactique à bord d’un vaisseau spatial bigot – un modèle dépassé – au nom de l’amour.
Un voyage dans l’espace outrageusement drôle, subversif, pervers, gore, gluant et touchant comme vous n’en avez jamais vu auparavant !
Mon humble avis :
Alors la looseuse qu’on suit se fait larguer dès l’introduction du métrage, et n’arrive pas à passer à autre chose…
Même l’ordinateur de bord de son vaisseau la trouve pathétique !
Mais le scénario va nous conter qu’il faut avant tout se respecter et s’aimer soi-même, et ainsi être aimable pour être aimé.
Le message est donc au sujet de l’amour véritable, il faut trouver le bon partenaire, nous appréciant tel que l’on est.
Les geeks apprécieront la caricature des joueurs de Magic pour montrer les travers des mâles blancs hétérosexuels incapable d’intéresser les femmes à leurs passions !
La réalisation est celle d’une comédie satirique, employant les valeurs queer pour nous faire rire et élargir notre tolérance, ça ressemble à du « Rick & Morty » en version LGBTQ+ !
La photographie est colorée et pastel, elle diffuse une atmosphère acidulée, humoristique et joyeuse malgré son héroïne dépressive.
Le montage est très rythmé, il n’y a aucune seconde d’ennui.
Il suit le rythme soutenu des gags, de situations, mais de dialogues surtout.
Les décors nous proposent d’emblée une planète au ciel arc-en-ciel, Clitopolis, réputée « difficile à trouver » !
Ce sont des designs de SF stéréotypés revu pour faire des blagues de cul, cette « Gaylaxie » me rappelle fortement l’esprit bon enfant de ma propre web-série Sex Trek !
Les costumes ne sont pas tellement futuristes, notons juste quelques personnages gothiques (la chanteuse, et la patronne du bar) qui déchirent.
Les SFX numériques rajoutent des effets lumineux et du flou sur les différents calques d’animation.
Les designs des personnages ont des contours bleus épais au premier plan, contrairement aux arrières plans aux contours noirs plus fin.
Les mâles hétéros blancs sont de simples rectangles !
Notons quelques looks WTF comme le vaisseau-pantoufle, ou le club base spatiale en forme de pipe à crack !
La musique use de chansons pop sirupeuses, et d’airs à l’ukulélé !
On entend des pastiches des thèmes de Jaws et de Psychose.
Il y a aussi une caricature de rock industriel trop fort.
Il y a un morceau bien entrainant pour la dernière partie, quand l’héroïne prend enfin les choses en main.
En conclusion, doit-on rire du wokisme, ou avec le wokisme ?
Les nouvelles frontières de l’humour se cherchent encore…
Perso, j’ai bien aimé, mais il s’adresse à un public conquis d’avance, sinon c’est l’indigestion de bien-pensée minoritaire…
Comment résister à un film où une bombasse bad-ass sort : « I’m too hot to die ! »
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