Control room
Director : Luiso Berdejo
Screenplay : Julien Deladrière
Cast : Loreto Mauleon, Oscar Casas, Alexandra Masangkay, Junio Valverde, Luna Fulgencio, Cristobal Pinto, Tania Watson & Aitor Luna
Photography : Rafa García
Producer : Adrián Guerra, Núria Valls & Miguel Ángel Faura
Production : Nostromo Pictures
Distribution : Film Factory
World Sales : Film Factory
Year : 2024
Country : Spain
Running time : 97'
Genre(s) : horreur, science-fiction
L’avis du BIFFF :
Travailleuse détachée sur l’une des nombreuses colonies spatiales, Olivia est responsable de la salle de contrôle, où elle gère les déplacements et la sécurité des colons.
Si, dans 99% des cas, son job est passablement ennuyeux, Olivia va enfin découvrir ce qu’implique le dernier pourcent, lorsque des créatures extraterrestres attaquent brusquement la colonie.
Elle seule pourra ouvrir ou fermer des portes, avoir droit de vie ou de mort sur ses congénères en se cachant derrière le protocole et les dommages collatéraux.
Ou pas…
Alors que Musk et Bezos s’écharpent pour la conquête spatiale, Luis Berdejo anticipe déjà les embrouilles à venir !
Et, en tant que scénariste de REC, il connaît parfaitement les espaces confinés, pour livrer ici un croisement aussi musclé qu’épique entre THE GUILTY et ALIENS !
Mon humble avis :
Paco Plazza (réalisateur de la saga REC) est adoubé chevalier du corbeau par les officiels du BIFFF avant la projection du film, cette séance étant choisie sûrement parce que Luiso Berdejo le réalisateur de ce « Control Room » était autrefois le scénariste de REC !
Puis c’est Julien Deladrière le scénariste de « Control Room » qui monte sur scène pour défendre le film.
C’est un sympathique roliste, MJ surtout, venu au BIFF avec ses potes du club de jeux de rôles !
Nul doute qu’il a mis toute sa culture geek dans ce script référentiel, voyons maintenant si le résultat est à la hauteur de son imagination débridée…
Le film n’a aucun message à promouvoir, si ce n’est de ne pas toujours suivre le règlement à la lettre, pour privilégier plutôt son instinct humain, qu’il soit de survie ou de compassion…
C’est avant tout une série B ayant pour but de nous divertir.
C’est tout de même étrange d’y rencontrer encore ce genre d’extra-terrestres incohérents : ils ont la capacité technologique de se déplacer au travers du cosmos en vaisseaux spatiaux, mais ils ne semblent posséder aucune arme à distance, tuant les gens à mains nues en poussant des grognements barbares !
Bizarre, non ?
La réalisation oblige le public à imaginer l’action plutôt qu’à la voir : tout est suggéré par des points se déplaçant sur des plans à l’écran de la salle de contrôle, et se déroule donc hors champ.
Frustrant au possible !
Les cadrages sont faits avec une caméra portée tremblotante, et n’ont pas assez de variété pour nous sortir de l’ennui.
La photographie est orangée, avec une douce lumière jaune (c’est une planète désertique).
Le montage est assez rapide, mais avec de la « non-action », et de la parlotte en guise de remplissage.
Il y a forcément des baisses de rythme, l’idée des écrans à la Pac-Man ne pouvant maintenir notre intérêt aussi longtemps, on décroche progressivement…
Les décors font dans la science-fiction élégante, rien d’inédit, que des designs simples déjà vus ailleurs, mais c’est bien réalisé.
On voit une cellule d’habitation, la salle de contrôle, un métro en tube, un garage à navettes, bien foutu mais assez sobre, ça manque sans doute de détails.
Les costumes sont moulants, ce sont des combinaisons grises et orange.
Beaucoup d’acteurs ont une coupe au bol un peu naze.
Les SFX nous offrent une belle introduction avec vaisseau spatial devant une planète lointaine, et un générique avec l’hyperespace au travers d’une galaxie colorée, c’est bien foutu.
Ça se gâte un peu avec la colonie sur la planète rocheuse, les effets de synthèse ressemblant alors à des cinématiques de jeux vidéo.
On voit une base étendue sur la roche, un système de transport en commun reliant les différentes cellules de la base, une piste d’atterrissage pour les vaisseaux, le croiseur des attaquants (beau design : forme en croissant de lune avec une sorte de quasar en propulsion).
Malheureusement c’est une mauvaise idée de mettre les créatures en camouflage holographique, on attend tellement longtemps pour pouvoir les voir, et quand ça vient enfin, elles sont invisibles !!!
Tout ça pour pomper Predator, minable…
En plus, le peu que l’on devine ressemble en gros à la créature d’Alien, en plus sommaire.
Le manque d’imagination des concepteurs graphiques fait pitié.
Le casting donne l’illusion au départ d’une figuration suffisante, mais rapidement ça se contente d’une poignée d’acteurs.
L’héroïne campée par Loreto Mauleon est antipathique, à la façon de Ripley, tandis que le second rôle joué par Oscar Casas est un pleurnichard insupportable.
La musique est de l’électro ambiant au synthé, rien de bien notable n’en ressort…
En conclusion, ce bon gros nanar joue avec notre patience, pour répondre à nos attentes que le plus tard possible, mais il se fout quand même un peu de notre gueule : pour faire de la SF il faut un minimum de budget les gars !
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