L’univers de l’Unité est issu de quelques « et si » : et si les terres émergées disparaissaient ?

Et si l’« évolutionnisme politique » continuait ?

Quelle serait la prochaine forme de gouvernement ?

Et si l’humanité se retrouvait en position de faiblesse face à la nature ?

Et si on s’intéressait aux losers, pour changer… ?

Il s’agit de creuser une science-fiction où la technologie ne fait pas spécialement rêver.

Contrairement au space opera, c’est notre propre planète qui est devenue terra incognita.

C’est un univers de contrastes extrêmes, entre l’extérieur sauvage et inconnu, et des îlots d’humanité sale, bancale, déglinguée…

Un univers où chaque survivant est précieux, mais où plus personne ne peut rester à l’abri du monde.

Un de nos futurs possibles…

Dans les années 2010-20, une catastrophe inexpliquée frappe la Terre. Toute l’eau solide de la planète se retrouve à l’état liquide.

La mer balaye en quelques heures tous les continents, et une tempête de radiations liquide les survivants.

Les terres émergées disparaissent.

Les seuls rescapés sont ceux qui vivaient déjà sous la surface : les équipages de sous-marins de guerre, les scientifiques, quelques ouvriers et deux ou trois utopistes un peu fous.

Plusieurs centaines d’années plus tard, l’humanité survit comme elle peut au fond des océans.

Les radiations rendent toute vie impossible à l’air libre.

La religion dominante, le fondisme, répète que la surface est taboue.

Les rescapés ont créé des communautés dans les fonds marins, dans des cités flottantes…

Une société, des États se sont reformés, sur des bases mythiques ou philosophiques.

C’est un monde de nationalismes et d’expériences politiques extrêmes.

La concurrence pour les ressources (matériaux et énergie) est rude.

Les fumeurs noirs, les champs de nodules métallifères sont des points de conflit permanents.

La Nature a été libérée de l’emprise de l’homme.

L’évolution a pris, ou repris, son cours.

Des créatures marines disparues, ou inconnues, ont surgi des profondeurs.

Déchiré par la guerre, menacé par une nature toute-puissante, l’être humain n’a jamais été aussi proche de l’extinction...

 

L'auteur, Nicolas Kempf, est né en 1978.

Après avoir adoré Babar et Oui-Oui, il découvre que les contrées de l’imaginaire ne sont pas toujours roses.

Ainsi Boulgakov, Barjavel, Berlioz, Lovecraft et beaucoup d’autres lui procureront de bien coupables frissons.

Après un DEA de lettres à Strasbourg, il entre dans une maison d’édition, où il travaillera pendant une dizaine d’années.

À présent, il exerce à son compte comme biographe.

À ses heures perdues, il tient un blog, www.ecriture-livres.fr, et écrit nouvelles, romans et scenarios de BD...

Au départ, le projet des "Chroniques d'Unité" était de faire une série de BD avec le dessinateur Stefano Garau, dont le premier tome aurait été intitulé "Lady Libertine".

Le projet n'aboutissant pas auprès d'un éditeur, Nicolas Kempf l'a recyclé sous la forme d'un jeu de rôle amateur, qu'il a décidé de tester avec mon ami Mathieu Geiss, ma compagne Laurence Both et moi-même...

 

Mon PJ se nomme Aaron Delcroix.

Originaire du Duché de Talas, Aaron est issu d’une famille noble, les Delcroix.

Son père, Chiron Delcroix, est Baron d’un petit territoire, disposant d’usines, fabriquant des chasseurs sous-marins.

Sa mère, Julia Delcroix, est la fille du célèbre Duc Césario Percy.

Son mariage arrangé avec Delcroix est une catastrophe, en effet il n’y a aucun amour dans leur couple, et en réalité Chiron cache son homosexualité honteuse, se forçant avec dégout à ses devoirs conjugaux, espérant une descendance à qui léguer son titre.

Dans un cercle très privé, constitué de quelques amis chevaliers portés eux aussi sur la gent masculine, Chiron aime se travestir en princesse de conte de fée, malgré son apparence de petit gros laid et barbu !

Julia donnera malheureusement naissance à trois filles, Virgilia, Silvia et Paulina, avant qu’enfin Aaron voit le jour (il y a 25 ans).

Les reproches incessants quant à la naissance de ses filles, et la réputation de travelo de son époux, fera de Julia une junkie, accro à la colle !

Avec ces modèles parentaux décadents, les trois sœurs d’Aaron ont mal tourné, l’ainée Virgilia se prostitue pour se payer de beaux bijoux, Silvia est bête comme ses pieds, quand à la cadette Paulina sa cleptomanie met ses parents dans des difficultés juridiques incessantes… quel karma de ver de terre !!!

 

Mais Aaron ne se rend pas compte de tout ça, à ses yeux naïf de petit garçon gâté, sa famille est admirable et parfaite.

En effet, il est aimé de ses deux parents, Julia le voyant comme un soulagement, la sauvant enfin de ses devoirs de reproductrice, et Chiron comme la descendance tant espéré.

Ses sœurs jouent avec lui comme avec une poupée qui bouge, jusqu’à ce qu’il soit en âge de se défendre.

En grandissant, Aaron subit la propagande anti-Unité et désire devenir pilote de chasseur, pour se battre et défendre les frontières de Talas.

Pour ses 20 ans, son père lui offre des titres de propriétés (Ford Boyard), mais se rend compte qu’Aaron ne souhaite pas reprendre le contrôle de la baronnie et des usines, préférant une vie de soldat sous-marin.

Une terrible dispute éclate entre eux, et Aaron quitte le domaine familial, déshérité…

 

Il vit ensuite cinq ans dans une caserne, souhaitant devenir infiltrateur en territoire ennemi.

Pour ses 24 ans, Aaron décide de revenir chez ses parents faire la paix avec son paternel, malheureusement les forces d’Unité attaque alors le duché de Talas, justement par la baronnie des Delcroix !

Aaron se retrouve bloqué à la caserne durant l’assaut, et ne peut se rendre sur place qu’après le retrait des troupes d’Unité.

C’est trop tard…

La baronnie a été mise à feu et à sang, les usines sont détruites, les propriétés familiales réduites en cendres, et toute sa famille a été massacrée !

Père, mère, et sœurs sont mortes, sans qu’aucune explication ou réconciliation n’est pu être possible…

 

Contre toute attente, plutôt que d’en vouloir à l’ennemi, Aaron comprend juste que l’Unité est plus forte que le Duché de Talas, et il décide de déserter pour aller vivre chez les vainqueurs !

Il utilise ses talents d’infiltrateur pour intégrer un groupe de prisonniers de guerre, et par la suite obtient même le droit de devenir un vrai citoyen d’Unité.

Rapprenant un autre métier, il devient à 25 ans « graisseux » à bord d’un navire de guerre, le SM18 Ronarc’h, et se fait deux amis, Irina Kourlienko la spécialiste des dauphins, et Jackie Lee le magouilleur de la cambuse...

 

 

Les cités sous-marines :

 

 

Les sous-marins :

 

 

Les intérieurs :

 

 

Les scaphandres :

 

 

Les survivants :

 

 

Les créatures :