Communauté est un jeu de rôle amateur créé par Nicolas Kempf, auteur du roman Malencontre dont le jeu reprend l'univers.

L'idée principale c'était de créer un jeu simple, idéal pour l'initiation, où les cartes de tarot remplaceraient les dés, dans le même contexte que le roman, c'est à dire le monde contemporain mais avec des sorcières affrontant les forces de l'ordre établi.

"Depuis aussi longtemps que remonte la mémoire des érudites, le monde est un champ de bataille.

Un champ de bataille invisible livré aux forces occultes.

D’un côté, l’Ordre et ses agents : religions, lois, États…

De l’autre, le Chaos.

Les agents du Chaos peuvent prendre bien des formes, bien des visages ; vous n’avez aucune idée de son étendue.

Mais vous faites partie de ses troupes les plus nombreuses : les sorciers et, majoritairement, les sorcières.

 

Votre patron, que l’on appelle simplement le Maître, vous le connaissez tous et toutes.

Vous l’avez rencontré au moins une fois, sous une forme mâle ou femelle (ou… autre ?)...

Vous avez eu, ensemble, un rapport… privilégié.

Vous avez été la reine, le roi de son sabbat, l’espace d’une nuit.

C’est cette espèce d’union mystique qui vous a apporté vos pouvoirs.

Vos pouvoirs, dans votre existence de sorcière, prennent deux formes : le Petit Art, un talent privé, personnel, que vous pouvez employer presque à volonté.

Et le Grand Art, une connaissance que vous étudiez depuis le premier jour ; une connaissance qui peut apporter des résultats décevants ou cataclysmiques.

Pour étudier le Grand Art, vos sœurs, lors d’un sabbat, vous ont dirigée vers une monitrice, une vieille sorcière capable de vous enseigner les principes de votre Grand Art.

Votre rôle dans tout ce merdier ?

Contrer les manœuvres des agents de l’Ordre.

Répandre le chaos.

Votre monitrice vous dira comment.

Ah… et survivre, bien entendu..."

 

Mon PJ Siba Segbé est né en 1990, au nord du Bénin, dans le village Kouandé-Bagana de la banlieue de Kandi, dans la région d’Alibori.

Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides, telles que la chaîne de l'Atacora où est situé le village Kouandé-Bagana.

Elle a donc vécu son enfance dans cet environnement montagneux, entre les bergers et leurs chèvres, dans un climat chaud et humide.

L'harmattan, un vent continental et sec, souffle dans le sens inverse de la mousson (il vient du nord, du Sahel), de novembre à mai, apportant une poussière ocre orange sur tout le village.

Ce genre de communauté rurale se structure sur la base de lignages.

Vivant sur des territoires restreints, ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique.

Leur organisation sociale se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts.

L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions.

On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : les Berbas, les Kabyés ou les Tanéka.

Lorsque plusieurs lignées se regroupent, elles se structurent en chefferies.

Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre.

Il s'entoure de dignitaires, chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil.

Kouandé-Bagana regroupe des Kabyés sous l’autorité d’un prêtre Hougan du Vaudou, le respecté et craint S’Nobele.

Les parents de Siba étaient de pauvres éleveurs d’escargots.

Au village, tout le monde parle le bariba, une langue gur, mais le français est également utilisé.

Siba a grandi en mangeant surtout du maïs, du mil, du sorgho, du gari (ou farine de manioc) et de l'igname, préparés avec du piment, et du gombo.

Son père buvait un peu trop de sodabi, une liqueur obtenue après distillation du vin de palme, et dans ses moments de déprime il devenait violant avec sa mère.

Siba a 5 frères et sœurs, mais ils sont tous restés au pays.

Seule Siba a fini par émigrer en métropole française, suite à un différent avec S’Nobele :

Siba était devenue une adolescente magnifique, et S’Nobele la désirait malgré son âge avancé.

Il a d’abord cru que son prestige suffirait à séduire la pauvrette, même comme elle ignorait ses avances, l’Hougan outragé à user de son pouvoir vaudou pour la maléficer et la contraindre à coucher avec lui.

Ensuite il l’a rejeté, en s’arrangeant pour nuire à sa réputation auprès de l’ensemble des villageois, de telle sorte qu’il était désormais impossible pour Siba de rester à Kouandé-Bagana…

Arriver en France n’a pas été facile, Siba passant d’abord par les foyers pour primo-arrivants sans papier, avant de réussir à régulariser sa situation et d’aller vivre en banlieue parisienne, dans un HLM de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines.

C’est en décrochant un emploi de mannequin dans une petite agence de publicités, que Siba a pu obtenir des papiers en règle.

Siba utilisait donc sa beauté pour survivre, mais se sentait bien seule au milieu d’une communauté d’immigrés du Ghana, parlant à peine français.

La nuit elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, rongée par son désir de vengeance envers S’Nobele.

Atteinte de somnambulisme, elle errait hagarde dans les rues du quartier, un soir de pleine lune, lorsque ses pas la menèrent à un sabbat se déroulant dans la cave d’un squat…

Elle y participe en transe, et offre son âme au Maître en échange du pouvoir de se venger.

Le Maître lui offre le don des prêtresses noires, et la protection de l’Iwa Papa Sakpata, dieu de la variole (et plus généralement de la maladie, de la guérison et de la Terre) !

Elle est ensuite envoyée en Allemagne, à la pension de sa monitrice Tante Mina, qui lui apprend à canaliser ses pouvoirs.

En revenant sur Paris, elle devient un mannequin plus arriviste, n’hésitant pas à se servir de sa sorcellerie pour éliminer des rivales…

 

 

Les membres de mon Covent sont Christine de Glaas et Fiona Mc Grail :

 


 

Les pages du grimoire de sorcellerie narrant nos aventures :