Yadang the Snitch
L’Avis du FEFFS :
Pour réduire sa peine, Kang-su, un détenu injustement incarcéré, accepte de devenir yadang : un informateur infiltré dans les réseaux de narcotrafic au service d’un procureur ambitieux.
Mais il se retrouve rapidement pris dans un engrenage de trahisons, de corruption et de vengeance, qui pourrait bien lui être fatal.
South Korea – 2025 – 2hr03
Director: Hwang Byeong-gug
Producer: Kang Ga-mi
Writer: Kim Hyo-seok
Actors: Yoo Hai-jin, Kang Ha-neul, Park Hae-joon
Mon Humble Avis :
Numéro un au box-office coréen en cette année 2025, ce thriller cruel ancré dans le réel a déjà une bonne renommée internationale.
Yadang signifie l’indic’, c’est un type de personnage qui est rarement utilisé comme héros dans le genre du polar.
Le message traite de la drogue, après une interview de 100 personnes impliquées dans son trafic lors des recherches préliminaires à l’écriture du scénario.
Il s’agit aussi d’une histoire de vengeance contre la corruption.
La réalisation est classique mais avec un léger décalage comique, par une caricature forçant le trait.
Les cadrages usent de caméra portée, et privilégient beaucoup les gros plans.
Il y a une bonne variété de valeurs de cadres, avec parfois des recadrages dans l’image.
La photographie est faussement naturaliste.
Les nombreuses scènes nocturnes restent lisibles.
Le montage est speed dès l’intro, puis ça devient hystérique, et ça ne se pose jamais vraiment.
Les décors urbains montrent des décors variés, de la prison à la piscine en boite de nuit, en passant par des bureaux classes… mais même dans les plus beaux endroits, ont lieu les débauches les plus perverses (partouzes, prises de drogue, corruption politique, etc…) !
Les costumes sont contemporains et réalistes.
Le héros à un look de gros frimeur, avec marcel sous la veste et lunettes noires, un vrai branleur tête à claques.
Le flic promène sa dégaine « jemenfoutiste » en chemise hawaïenne, tandis que le procureur est toujours tiré à quatre épingles en costard d’arriviste.
Les SFX présentent quelques ecchymoses, coupures, et autres blessures par balles.
Il y a aussi de belles cascades automobiles.
Le casting est assez inégal, les acteurs jouant chacun dans un registre légèrement différent.
L’indic’ à un jeu trop intense, à l’exubérance exagérée.
Le flic (ressemblant un peu à l’acteur hongkongais Jackie Cheung) a donc une allure désabusée.
Par contre, le procureur incarne un méchant diabolique plutôt savoureux, sans scrupules, et assez juste.
On a pas vraiment d’empathie pour ces trois personnages principaux, trop arrivistes, avant que la donne change vers la moitié du métrage (c’est un peu trop tard)…
La musique est jazzy, avec un ton humoristique léger.
Il y a quand même parfois de l’électronique quand monte la tension.
En conclusion, ce polar coréen est correctement réalisé mais ne propose rien de bien neuf.
Il a une belle énergie, détaille un sujet traité sous différents angles, mais il manque un peu de charme et d’action.
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Les Courts Métrages Français (part 1)




























