The Forbidden City

 

L’Avis du FEFFS :

 

Mei, experte en arts martiaux, débarque à Rome pour retrouver sa sœur disparue.

Aux côtés de Marcello, un cuisinier naïf mais attachant, elle affronte les mafias chinoise et italienne.

Sur le papier, l’idée de transposer des scènes de kung-fu dans les ruelles romaines avait de quoi laisser sceptique. 

C’était sans compter sur le talent de Gabriele Mainetti, qui signe ici certaines des séquences d’action les plus folles vues ces dernières années – tous cinémas confondus.

Entre humour, tension, romance et émotion, The Forbidden City s’impose comme l’un des divertissements européens les plus audacieux et jubilatoires de la décennie.

Rien que cela !

 

Italy – 2025 – 2hr18

Director: Gabriele Mainetti

Producers: Lorenzo Gangarossa, Mario Gianani, Sonia Rovai

Writers: Stefano Bises, Gabriele Mainetti, Davide Serino

Actors: Enrico Borello, Yaxi Liu, Marco Giallini

 

Mon Humble Avis :

 

Le réalisateur nous envoie un message vidéo pour excuser son absence au FEFFS, et nous renseigner sur son intention de mélange des genres avec ce film…

 

Le message traite de la migration et de la fusion des cultures.

Il détaille le sort des immigrants illégaux en Italie, exploités par des mafieux, avec un vrai suspens.

 

La réalisation mélange des effets propres au drama italien et au kung-fu-pian chinois.

C’est autant une comédie de dialogues et de situations, qu’un film d’action, avec des combats bien dosés au cours du scénario.

 

La photographie est très pro, avec parfois une lumière glauque verdâtre dans l’underground des triades.

Ailleurs dans Rome, on a une belle lumière donnant une atmosphère veloutée et chaleureuse.

L’emploi de fumée permet d’avoir un grain grindhouse à l’arrière-plan.

 

Le montage est rythmé, il ne cède pas à la mode des plans séquences de fight depuis The Raid.

 

Les décors montrent les bas-fonds de Rome, un bordel, un marché couvert, le quartier des émigrés.

Bien sûr, une chorégraphie martiale nous fait « le coup de l’escalier » !

 

Les costumes nous offrent un héros en crocs, et une héroïne au look Deschiens boat people…

Notons le combat en robe rouge sexy, fendue à la chinoise, heureusement pour les kicks !

Il y a aussi une impressionnante collection de 500 cravates !!!

 

Les SFX enrichissent des bastons chorégraphiées à la The Raid (on aurait préféré du kung-fu style Shaw Brothers à l’ancienne), avec des maquillages de blessures convaincants (à la râpe à fromage, aux CD, etc…) et deux cadavres pas frais.

 

Le casting propose une artiste martiale, ancienne cascadeuse, dans le rôle principal, qui joue ainsi pour la première fois, mais s’en sort avec brio, sans doute à cause de sa proximité avec le personnage.

Quelques rôles secondaires sont aussi savoureux, comme Tic & Tac les deux hommes de main hipsters, la mère MILF hyper sexy, ou le parrain pathétique.

 

La musique symphonique est d’abord tendre et chaleureuse, mais elle sait ensuite faire monter la tension.

On entend aussi du rap italien « chanté » par un chinois !

Il y a aussi de vieilles balades pop de crooners italiens, ainsi qu’une comptine chinoise à capella…

 

En conclusion, le film répond à ses promesses, il propose de beaux fights (même si l’héroïne est un peu trop invincible pour qu’il y ait un véritable suspens), des personnages attachants, des pointes d’humour qui fonctionnent, c’est un cocktail réussi et bien dosé.