Deathstalker
L’Avis du FEFFS :
Dans un royaume magique, l’apparition de créatures monstrueuses semble annoncer le retour du cruel sorcier Nekromemnon.
Deathstalker, un mercenaire sans foi ni loi, frappé par une terrible malédiction, se lance dans une quête périlleuse pour briser le sort – et, peut-être, sauver le royaume.
Le réalisateur et maître ès créatures en caoutchouc Steven Kostanski ressuscite de manière jubilatoire le film d’heroic fantasy des années 1980 en signant le remake de l’un des fleurons du genre.
Il s’en donne à cœur joie pour inventer un bestiaire toujours plus délirant… et pouvoir mieux le pulvériser dans une réjouissante débauche d’épées et de geysers de sang !
USA/Canada – 2025 – 1hr43
Director: Steven Kostanski
Producers: Avi Federgreen, Michael Paszt, Pasha Patriki
Writer: Steven Kostanski
Actors: Daniel Bernhardt, Christina Orjalo, Paul Lazenby
Mon Humble Avis :
Deathstalker est un film américain réalisé par James Sbardellati, sorti en 1983.
Il s'agit du premier film sur dix produits par Roger Corman avec l'Argentine.
Le guerrier Deathstalker, joué par Rick Hill, se voit confier une quête par une sorcière : il doit retrouver un calice, une amulette et une épée, deux des objets étant possédé par le maléfique sorcier Munkar…
Le Los Angeles Times a écrit sur le film qu'il était « volontairement drôle » et « agréablement idiot ».
Il a eu un succès inattendu, à l’époque où Conan de John Milius avait entrainé une avalanche de films de barbares…
Le film a connu trois suites : Deathstalker II, Deathstalker and the Warriors from Hell et Deathstalker IV: Match of Titans.
Deathstalker II est un film de Jim Wynorski sorti en 1987.
Le héros, joué cette fois par John Terlesky, part sauver le royaume contre un méchant magicien et une reine maléfique, afin de le rendre à la princesse Evie…
Deathstalker and the Warriors from Hell (le 3 quoi) est un film de Alfonso Corona sorti en 1988.
Deathstalker, maintenant interprété par John Allen Nelson, est chargé par la belle princesse Carissa de protéger un joyau enchanté, l'un des trois qui détiennent ensemble la clé de la cité perdue Erendor.
La paire de gemmes manquante est cachée dans le château fortement gardé par le terrible Troxartes…
Deathstalker IV: Match of Titans est un film de 1991 écrit et réalisé par Howard R. Cohen.
Rick Hill, qui jouait le rôle-titre dans le premier film, reprend son rôle dans ce film.
Deathstalker doit défendre ses camarades restants, sa vie et son nouvel amour dans la bataille contre une armée maléfique de guerriers de pierre et la méchante reine qui les a créés…
Le célèbre illustrateur de fantasy Boris Vallejo a peint les 4 posters de ces films, ces images sont magnifiques, et ont largement contribué au succès d’estime de cette tétralogie en vidéo-clubs.
Steven Kostanski (Manborg, Psycho Goreman) fait donc revivre le personnage, 34 ans après sa dernière apparition sur un écran, et 42 ans après sa première apparition, pour relancer le genre du film de sword & sorcery, fun et décomplexé comme dans les années 80.
Le film prône le pillage, le vol, et la survie avant tout…
Il ne faut faire confiance à personne (comme l’enseignait le père de Conan).
Il n’y a donc pas vraiment de message profond dans ce remake flirtant avec la parodie, mais surtout un amour inconditionnel pour le genre, et pour la série B en général !
Le film est en effet bourré de références aux chefs d’œuvres de la fantasy :
Du Seigneur des anneaux de Ralph Bakshi à Princess Bride de Rob Reiner, en passant par Army of Darkness de Sam Raimi !!!
Le Deathstalker lance des « Come and get it ! » comme Ash de Evil Dead, et les « Dreadites » y font aussi référence.
Le nain est trimballé en brouette par les voleurs, car comme le disait l’homme en noir : « Pour un bon plan, on a toujours besoin d’une brouette » !
La réalisation est très comic book, l’amour de la série B transpire à chaque frame, avec un plaisir communicatif.
Ça manque peut-être d’une montée en puissance pour le final, tout reste un peu du même tenant tout du long…
Les cadrages usent parfois de ralenti, de contre-plongées, et d’hyper gros plans.
Certains plans sont filmés au drone.
La photographie emploie quelques lens flare.
Il y a une lumière chaude, assez soignée, offrant une ambiance brune.
Les scènes nocturnes restent lisibles.
Le montage est rythmé, il se passe toujours quelque chose, l’ennui est impossible !
Les scènes de comédies alternent avec les combats sans débander.
Les décors proposent un champ de bataille bien gore, une auberge, une crypte, la plupart du temps les intérieurs sont des espaces réduits, avec une décoration plutôt sobre.
Il y a beaucoup de scènes forestières, ou de marais.
Notons l’idée magnifiques des arbres gémissants, ou celle encore plus folle des deux golems géants qui se battent dans la brume, à l’arrière-plan d’un décor de plaine où voyagent nos héros.
Les costumes usent de cuir et de fourrures pour des looks soignés.
Mais le plus dingue ce sont les superbes designs de monstres, originaux et délirants : les armures rouge sang et démoniaques des Dreadites, un masque de bois pour une devineresse, un prêtre sans visage dont la face n’est qu’une bouillie de chair enfermée dans un filet de cuir, la toge de l’archi-nécromant avec une colonne vertébrale sur le devant, etc…
Notons que l’orc à visage porcin du premier film de 1983 revient pour faire un clin d’œil aux afficionados de la série.
Le logo de la secte maléfique, ressemblant à un môn japonais, trouve tout son sens lors de l’éclipse finale des 4 lunes !
Les SFX sont généreux et bien foutus.
On a droit à une décapitation hyper sanglante dès l’ouverture du film, puis les découpages gore se poursuivent de combats en combats…
Le titre apparait entouré de flammes.
Ville et marécage sont générés en CGI, tout comme les boules d’énergie magique lancées par le nain Doodad.
Par contre l’étrange cyclope-chauve-souris est animé en stop motion.
Les looks des nombreux monstres ont été non seulement inventés par le réalisateur Steven Kostanski, mais l’homme sculpte lui-même les « monster-suits » portés par ses cascadeurs.
Il y en a des totalement insensés, comme une momie armée de guillotine volante qui se téléporte sans cesse, un golem aux yeux laser, ou comme des zombies des marais couverts de bubons !
Quel festival de créatures improbables, digne d’un Tokusatsu à la Ultraman.
Le casting est charismatique, ils ont tous une belle présence à l’écran, et même du panache.
Daniel Bernhard, né le 31 août 1965 à Worblaufen en Suisse, est un acteur et spécialiste des arts martiaux.
Il est principalement connu pour des films de combat tels que Bloodsport 2 et Bloodsport 3, dans lesquels il joue le personnage principal Alex Cardo, et pour la série télévisée Mortal Kombat: Conquest, où il tient le rôle de Siro.
Plus récemment, il a joué dans les Matrix, dans les John Wick, dans les Hunger Games, dans Atomic Blonde… souvent des rôles de méchant.
Daniel Bernhardt maîtrise le karaté et le Taekwondo.
Il s’en sort très bien en héros, certes plus âgé que les précédentes incarnations du personnage, mais du coup plus expérimenté en tant qu’acteur.
Il a une carrure encore superbe, et un humour flegmatique qui colle parfaitement au Deathstalker.
Christina Orjalo, l’actrice canadienne qui joue la petite voleuse Brisbayne, apparait à l’écran dans un plan qui imite l’apparition d’Aragorn dans le dessin animé de Bakshi (un autre plan y fait aussi référence quand les héros se cachent aux yeux des Dreadites, exactement comme les hobbits des nazguls).
La musique rock fait dans l’épique métal, ça dépote grave !
La mélodie du main title du film Deathstalker 2 de 1987, composé par Chuck Cirino, est reprise ici comme leitmotiv principal, avec des variations de rythmes et d’orchestrations pour donner des versions suspens, émotion, action, drame, etc…
On entend aussi plusieurs fois une flute folk parmi les sons diégétiques (elle est jouée par la petite voleuse Brisbayne, puis par le nain Doodad), et sert même à vaincre lors du combat final.
En conclusion, comme le nain Doodad nous pouvons faire une petite danse de la victoire…
En effet, cet aimable divertissement est certes un plaisir coupable, mais il ravive un genre disparu avec brio.
Vivement Deathstalker 6 du coup !
Voici la liste des autres films vus par la Gonel Zone :
Les Courts Métrages d'Animation
Les Courts Métrages Internationaux
Les Courts Métrages Français (part 1)




















