MARIAH MUNDI & THE CURSE OF THE MIDAS BOX

 

Director: Jonathan Newman
Genre: Action&Aventure, Fantasy
Countries: Belgique, Espagne, Royaume Uni
Year: 2013
Writer: Christian Taylor and Matthew Huffman
Actor: Michael Sheen, Lena Headey, Sam Neill, Ioan Gruffudd
Producer: Peter Bevan, Ibon Cormenzana, Ignasi Estapé and Karl Richards
Distributor: Umedia Dist. and Udream Belgium
Special FX: Jonathan Cheetham and Clare Cheetham
Composer: Fernando Velazquez
Photo director: Unax Mendia
Art director: Jonathan Houlding and Justin Warburton-Brown
Editor: David Gallart and Bernat Vilaplana

SYNOPSIS PAR LE BIFFF

Malgré un prénom semblable à celui d’une chanteuse qui franchit le mur du son en guêpière à chaque Christmas (doo bi doo), Mariah est un garcon.
Mais, pour l’instant, ce ket de l’Angleterre victorienne a franchement d’autres chats à fouetter que la bisexualité de son patronyme : ses parents ainsi que son frère se sont fait enlever !
Et il n’y a qu’un fieffé coquin pour ourdir pareille machination : l’infâme Otto Luger…
En effet, ce pilleur de trésors n’a cessé de convoiter les découvertes antiques de ses parents, et plus particulièrement la fameuse boîte de Midas (en même temps, pour quelqu’un qui s’appelle Otto…).
Aidé de Will Charity, un associé de ses parents, Mariah va suivre une piste qui le mènera jusqu’au majestueux hôtel Prince Regent.
Une devanture honorable qui cache pourtant un véritable musée des horreurs : des monstres voleurs d’enfants, des cryptes que même Valérie Damidot ne pourrait pas rafistoler et des artefacts aux pouvoirs magiques aussi alléchants que mortels…

L’AVIS DU BIFFF

Adapté du best-seller de G.P. Taylor, le nouveau film de Jonathan Newman est un véritable hommage aux grandes épopées du cinoche, de Sherlock Holmes à Indiana Jones en passant par Les Goonies !
Co-produit par la société belge U-Dream, The Adventurer… réunit des pointures telles que Sam Neill (Jurassic Park), LenaHeadey (300, Dredd) ou encore le versatile Michael Sheen (The Queen) pour un concentré d’aventures à vivre en famille !

MON HUMBLE AVIS

Graham Peter Taylor (née en 1958 à Scarborough, North Yorkshire), nom de plume GP Taylor, est l'auteur des best-sellers « Shadowmancer », « Wormwood » et « Tersias ».
Avant de prendre l'écriture à temps plein, il fut agent de police, motocycliste, et même roadie pour des groupes de rock, ou vicaire dans le village de Cloughton, au North Yorkshire.
Taylor a écrit une série de 3 livres sur Mariah Mundi et ses compagnons, le capitaine Jack Charité et Sacha.
Mariah est impliqué avec le « Bureau des antiquités », une partie secrète du gouvernement, qui traite de toutes les choses surnaturelles.
Le premier livre de la série, « Mariah Mundi et la Boîte de Midas », implique une boîte qui a le pouvoir de changer les choses en or, tandis que le second est « Mariah Mundi et les diamants fantômes », suite directe du permier, et le troisième « Mariah Mundi et la Nef des Fous », qui suit l'histoire de Mariah et Charité, piégés à bord d'un navire à travers l'océan Atlantique, avec seulement un marquis fou, et un inventeur douteux...

Les suites seront donc peut être adaptées elles aussi au cinéma, en fonction du succès de ce film…
Le message du film insiste sur les liens familiaux, le patriotisme, la défense du patrimoine culturel, dénonce l’appât du gain, et représente les différences de statut sociaux de l’époque (19ième siècle).
Ces sujets sont bien sûr à peine esquissés, l’objectif du film étant surtout le divertissement pur.
La réalisation est classique mais ambitieuse, cherchant à retrouver le style des productions Amblin des 80’s (Indiana Jones, Goonies, Young Sherlock Holmes)…
Les cadrages ont une bonne variation de valeurs, il y a des plans larges avec de riches décors et de la figuration nombreuse, des plans américains en champ/contrechamp pour les dialogues, dans l’ensemble ces cadres sont peu originaux ou signifiants.
La photographie a des contrastes doux, en camaïeu de bruns, avec des ombres et du brouillard mystérieux.

Les intérieurs steampunk présentent des cuivres lustrés et luisants, du plus bel effet.
Le montage est dynamique, mais en laissant le temps de profiter du visuel, et de l’interprétation.
Les décors superbes reconstituent d’abord le Londres de la fin du 19ième, vers 1885, avec des matte paintings infographiques.
Puis, on se retrouve sur l’île du Régent, avec son hôtel magnifique, comme une version steampunk d’un château de conte de fée.
Les costumes magnifiques ont nécessité beaucoup de travail, pour donner à la fois le respect de l’époque historique, et la fantaisie de la mode steampunk, mais légèrement, sans excès, avec juste des couleurs vives, ou quelques bijoux ou accessoires.
Les SFX sont numériques principalement, pour les extensions de décors par exemple, ou la boîte de Midas se transformant en pistolaser désintégrateur, à la façon d’un rubik’s cube égyptien !

Les acteurs sont géniaux, c’est un casting de rêve (Sam Neill, Lena Headey, Michel Sheen…), mais surtout avec Ioan Gruffudd campant un héros très charismatique.
Ce jeune acteur a un physique entre Johnny Depp jeune, et Elijah Wood, mais en plus balaise, avec un port aristocratique impeccable pour le rôle.
Il est très émouvant en jeune homme responsable et courageux, et il est entouré de seconds rôles tous très cool.
La musique orchestrale est très épique.
Elle ménage une ambiance gothique avec un bon suspens par moments, et devient le score d’un blockbuster survitaminé dés que nécessaire.
En conclusion, ce film trépidant est un petit joyau, c’est un grand plaisir (familial) que de suivre cette aventure au premier degré, pleine de rebondissements, digne d’une adaptation de Jules Vernes en serial des années 30 !