Les réalisateurs de ce film s’appellent Zdevan & Laurent Gadeyne, surnommé Madgad. Sur SHAOLIN OF THE DEAD j’ai eu un rôle terrible en tant qu’acteur, j’incarnais un ONI, l’équivalent asiatique d’un démon.

Zdevan & Madgad ont imaginé l’histoire de ce court métrage ensemble :

Un enfant voit ses parents se faire tuer par un mafieux mandarin. Il apprend le kung-fu avec un maître pour pouvoir les venger, seulement il doit faire beaucoup d’efforts car les gangsters zombies du mandarin lui avaient arraché les bras !
Pour ce qui sera sûrement un genre inédit, le premier kung-fu-gore-movie, mélangeant donc morts vivants, triades, et arts martiaux, le tout sous couvert de parodie non-sensique bien sûr.
Il ne s’agira pas au final d’un véritable film, mais plutôt d’une fausse bande annonce, à la manière des entractes de « Grindhouse ».

Band of Shaolins

Pour ce qui est de mon personnage, voici ce qu’il en est : après avoir défoncé les sbires cadavéreux, notre héros se retrouve devant son ennemi le mandarin, mais celui-ci est un sorcier démoniaque qui n’hésite pas à invoquer 2 onis pour se protéger. Ce qui entraîne un affrontement au sommet !!!

Un peu de culture (une fois n’est pas coutume sur la GZ) :
Dans le shintoisme au Japon, l'oni est une créature gigantesque habitant les montagnes (dans leur version « ogre ») et les enfers (dans leur version « démon »). Il a l'apparence d'un ogre à la peau rouge ou bleue (mais d'autres couleurs pour eux existent), des sombres cheveux en bataille et deux cornes ornant sa tête. Il est habituellement vêtu d'un pagne en peau de tigre et est armé d'une grande massue de fer. Créatures brutales et diaboliques, les onis avaient pour réputation d'enlever les jeunes filles.

Oni ventripotent

Le mot oni, dans le langage courant japonais, désigne simplement un démon ou un mauvais esprit de n'importe quel genre. Pour incarner ce monstre j’ai donc du être maquillé de la taille au sommet du crâne avec une crème rouge (dont il restait des traces 3 jours aprés malgré les douches et le démaquillant !), déguisé avec de superbes habits confectionnés par la maman d’un des co-réal, et prothèsé par 2 cornes crées par le spécialiste des sfx maison, l’ingénieux Madgad.

Je suis très heureux d’avoir eu la chance de participer à un tournage aussi sympa et détendu, ça me change du stress d’avoir tout à prendre en charge en tant que réal de mes propres films : ici, j’ai pu donner plein d’idées toujours entendues dans l’enthousiasme et la rigolade, et donner mon maximum pour aider un peu à tout (jusqu’à maquiller quelques zombies). Ce fut vraiment une expérience cool dont je garderais un bon souvenir, merci encore à vous les ch’ti gars !

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