Pendez-La Haut et Court :

 

Corina se retrouve dans le corps d’une belle jeune femme sculpturale, peau matte et bronzée, aux cheveux longs, très peu vêtue, en string et bottes en peau.

En se matérialisant, elle se retrouve immédiatement en équilibre précaire, et doit lutter pour ne pas tomber. Elle a les mains dans le dos et les pieds attachés. Quelque chose lui serre le cou. La corde qui pend d’une branche de l’arbre au-dessus d’elle. Une chaleur commence à monter par le bas.

Elle regarde autour d’elle … et réalise qu’elle est sur un rondin de bois, entouré de fagots et de branches mortes. Quelqu’un, le visage caché derrière une cagoule blanche, est en train d’allumer le bûcher. De nombreux humains au look effrayant, armés d’armes-à-feu, vêtus de cuir, de chapeaux et de masques-à-gaz pour certains, sont autour d’elle, en colère et voulant visiblement lui faire la peau : « Tu vas payer, sale chienne, héhéhé … ».

Première réminiscence : Elle habite dans une carriole famiale avec les autres membres de sa famille, mais vivait dernièrement dans un hôtel, en face d’une banque, à Cappertown City.

Son objectif immédiat est d’échapper à ses tortionnaires. Ensuite ? De dévaliser la banque.

Son nom : Tennessee. Elle a du sang anouk. Elle sait pouvoir compter sur les membres de sa famille. Les Villain. Et surtout son frère Bucho.

Corina cherche à rester immobile, pour ne pas basculer dans le bûcher et rouler dans le feu qui commence juste à prendre à ses pieds. Elle foire, perd l’équilibre, la bûche roule sous ses pieds. Corina se sent basculer, elle ressent la corde lui serrer le cou mais, avant qu’elle ne se pende connement, l’un des individus remet la bûche en place. « Hé, pas si vite, faut que tu crames un peu ! ».

Ça commence bien.

Le Duke se retrouve enfin dans un corps vivant, avec un cœur qui bas, il est grandement soulagé.

Mais immédiatement, des pensées résiduelles du corps résident qu’il investit envahissent son esprit. Sa phobie du transfert méga est telle qu’il a du mal à accepter la réalité. Jet d’équilibre : zéro-zéro. Il pète un câble, tremble de rage et ça l’énerve d’entrée.

Il est habillé en cow-boy et allongé en hauteur, derrière des rochers, une arme avec viseur à la main, en position de tireur d’élite. De suite, il ressent que ses bottes à éperons sont assez lourdes, et sont en fait des bottes à réaction.

Réminiscence : Tout le monde l’appelle Doc. Il est membre de la famille Villain, et résidait dernièrement dans un hôtel face à la banque.

Son objectif est de sauver sa petite sœur Tennessee, qui va être abattue par le KKK du coin suite à une altercation dans le saloon ayant mal tourné. A plus long terme, il était venu pour le hold-up de la banque, et il cherche alors à savoir pourquoi.

Il jette un coup d’œil dans le viseur, et voit alors la situation catastrophique et atroce de sa sœur. Son arme est une espèce d’arbalète moderne, balançant des carreaux de dynamite, dont le mécanisme enflamme le carreau à l’éjection avec un système d’allumage au phosphore.

Sans se poser plus de questions, le Duke tire dans le tas.

Superbe tir en plein milieu du groupe d’hommes en train de rigoler. Grosse explosion, trois hommes déchiquetés giclent dans les airs, des jambes partent dans tous les sens dans un nuage de poussière. Du coup, devant son splendide tir jouissif, il est tout content et remonte en équilibre mental.

Gmurk se rematérialise à son tour. Immédiatement, il comprend la langue natale de ce résident, le bétasorvant banshee. Son nom, c’est Bucho Villain, de la famille Villain. Il doit sauver sa sœur du KKK, puis piller la banque.

C’est la chef de la famille, sa grande-sœur Marie-Thérèse, qui leur a donné l’ordre, à lui et au reste de la famille, d’attaquer l’établissement. Par contre, qui est derrière, aucune idée.

Son corps est robuste, musclé. Il est vêtu de haillons, il est très moche et ne doit pas se laver souvent. C’est un métèque. Il a un gros tatouage dans le dos, une tête de femme hyper maquillée avec des hachoirs. Pas de chapeau, pas de chemise, pas de blouson, mais de grosses bottes et un gros ceinturon.

En bandoulière, il porte deux grosses armes à feu : une Winchester 44-40 modifiée, à crosse et canon sciés. Gros dégâts. A deux mains. Et la ‘Snakechester’, une espèce de shot-gun, soudé avec un fusil-à-buffle. Un quadruple-canon, à triple gâchette, qu’il faut casser en deux pour recharger … Parfait.

Il est allongé sur le sol, dans une poussière ocre balayée par un vent de désert, en train de ramper, un turban à la Rambo autour du front. Il est dissimulé derrière des buissons, et aperçoit à quelques dizaines de mètres sa sœur Tennessee en train de vaciller sur un bûcher.

Quand soudain, ça pète grave !

Gmurk, qui est caché à proximité de chevaux énervés et difficilement maîtrisés par deux hommes, n’hésite pas. Il bondit aussitôt sur un cheval en tirant immédiatement sur l’un des deux gardes. Deux coups de Winchester. Dans une gerbe de sang, l’une des jambes de l’homme explose littéralement, ainsi que sa main qui tenait les rênes des chevaux. L’homme s’écroule raide mort, tandis que son comparse décide de déguerpir paniqué, à la recherche d’un abri.

Gmurk, qui n’avait pas vu depuis longtemps de telles blessures sanguinolentes, s’étant battu dernièrement uniquement à coups de laser, regrette un instant son geste… et encore plus maintenant.

Mais pas le temps d’y penser davantage, il talonne de ses éperons les flancs de sa monture.

Le Comédien se matérialise à son tour. Il s’appelle Alan, de la famille Villain.

Il est dans un corps humain, d’une quarantaine d’années, bien bâti mais souffrant d’infirmités physiques ! Il lui manque un bras, et il claudique d’une jambe.

Cheveux longs, petite barbe, il a des plaques de protection sur les jambes, un pare-balles sous sa chemise, un ceinturon à balles en or ou en argent (ou plaquées) et un galurin. Au niveau du col, il sent aussi un objet rigide dans sa nuque. A sa ceinture pendent deux flingues automatiques à la robocop.

Il est dans un petit bosquet, en train de tenir les rênes de quatre chevaux. Un peu plus loin, il entend un tumulte, des explosions, des tirs. !!!

Il cherche à apaiser les bêtes et calme facilement les montures. Une nouvelle explosion retentit. Le Duke vient de retirer dans le tas, ajoutant au chaos ambiant.

De son côté, Loki se retrouve, lui ... dans le corps d’une femme. D’une bonne soeur même.

Il ou elle s’appelle … Marie-Thérèse, et il est en train d’organiser le braquage de la banque de Cappertown City. Leurs parents disparus (sa mère, une artiste de cirque tringlant à tour de bras, et leurs pères, inconnus et tous différents), c’est elle qui est en charge de la famille. Son objectif est le bien-être de ses frères et sœur et, en organisant ce hold-up, elle espère de plus les rendre riches.

Assise dans un rocking-chair depuis sa chambre d’hôtel, elle observe le bâtiment d’en face à la jumelle. Une banque.

Elle porte des sandales, une bure de moine, et un énorme crucifix d’un kilo pend à sa ceinture.

Réminiscence : Qui est son commanditaire ?

Mais tout en arrêtant de regarder par ses jumelles, elle voit à son doigt … une chevalière avec des chevrons bien connus, et comprend aussitôt … Ils ont été engagés et financés par un inconnu étrange, au visage brûlé, vêtu d’un long cache-poussière noir, orné de 2 chevrons rouges et venant d’une autre planète. L’Homme aux chevrons.

Dans la banque, en dehors du petit coffre habituel, il y aurait une salle secrète. Remplie d’or et de documents intéressant énormément leur commanditaire dans une caissette. Une lettre, avec des instructions supplémentaires de dernière minute, sera à lire juste avant d’attaquer la banque.

La trouvant sans sa poche,, Loki décide de la lire immédiatement. Quelle surprise ! Celle-ci lui est destinée … à lui, Loki !!!

Corina fait un saut sur place, réussit à faire passer ses mains devant elle, et cherche à se contorsionner pour se libérer de ses liens. Voyant cela, le gars à la torche la lui jette dessus et cherche à dégainer.

Gmurk, à cheval, galope dans sa direction pour la récupérer, tout en tirant sur celui qui semble être le chef.

Sur les hauteurs, le Duke continue de tirer et vise un espace entre le chef et l’un des hommes encore debout. Boum ! Les 2 hommes sont projetés sur les côtés, grièvement brûlés par l’explosion.

Le Comédien se rapproche de la bataille et voit, au milieu de la fumée des explosions de dynamite, la jeune Tennessee ligotée cherchant à se libérer, et ce bourrin de Bucho fonçant sur elle, tout en arrosant de pruneaux. Le Comédien veut applaudir, mais avec un bras, c’est dur. Du coup, il remonte son foulard sur ses yeux et se maquille le visage de poussière ocre.

Tout en galopant vers le bûcher, Gmurk tire, recharge, tire, recharge, tire, recharge. Une balle perdue, deux tirs réussis dans la poitrine. Le chef encagoulé du KKK tombe au sol, apparemment raide mort !

La torche traverse les airs vers Tennessee, mais avant que celle-ci ne soit brûlée, le bras puissant de Bucho l’attrape promptement par la taille et la jette sans ménagement comme un sac-à -patates sur la selle devant lui. Il poursuit son galop, en fonçant sur un adversaire encore debout, lequel ne peut ajuster son tir et doit sauter sur le côté pour l’éviter.

Le Duke poursuit méthodiquement son massacre à distance. Il tire sur un autre ennemi, qui avait dégainé son flingue et s’apprêtait à tirer sur le cheval des fugitifs. Ce-dernier, forcément touché par ce tireur professionnel de Duke, est soulevé de terre par l’explosion et retombe au sol en hurlant, grièvement blessé mais conscient.

Corina repère immédiatement le triangle bleu sur le front de Bucho, et reconnaît qu’il s’agit de Gmurk. Lequel repère aussi le triangle sur le front de cette femme, mais sans reconnaitre Corina.

Le cheval traverse au galop le champ de bataille, tandis que le Duke tire, froid, méthodique, calme, sur tout ce qui bouge chez les adversaires. Trois tirs, tous réussis. Trois blessés touchés, trois morts. Le Duke, qui a repéré de loin une petite mitraillette, dévale la colline pour aller la récupérer au milieu du massacre …

Le champ de bataille est une boucherie, ça n'a pas fait un pli. The Duke is back !

Gmurk va pour atteint un bosquet quand il en voit sortir un autre cow-boy, qui tire des chevaux et lui fait un signe de la main « Allez Villain, par ici ! ».

Ils remarquent aussi un peu plus loin un autre cow-boy descendre de son promontoire, mais repèrent heureusement son triangle, évitant un nouveau bain de sang en le prenant pour un ennemi. Assez proches les uns des autres, ils se reconnaissent tous comme étant les uns les autres des prisonniers du temps.