Messager Galactique Veryles Domingo

 

Archétype Conceptech

Sphère psy de la Matière

Pouvoir de Télékinésie

Espèce : Terrien

Époque d'origine : 22ième siècle (Cyberpunk)

Langues parlées : Bétasorvant, et Anglais

 

Je m’appelle Veryles Domingo.

Je porte le nom du quartier de Con’Urb New-York où l’on m’a trouvée bébé.

Un quartier d’usines abandonnées, et des milliers de gens dans des mégabuildings décrépis avec à peine de quoi vivre ...

Autant dire que l’on s’était débarrassé de moi comme d’un kleenex.

J’ai donc eu la chance (ou pas) d’être recueillie par un membre du gang de Santo Domingo, le « 6th Street ».

Ce gang était apparu lorsque des propriétaires de petits commerces avaient fait faillite à cause de Corpos volant leurs clients et, pour ne rien arranger, des gangs locaux avaient aussi commencé à les harceler ; des vétérans de guerre charismatiques avaient donc décidé de prendre les choses en main.

Ils contrôlent désormais Santo Domingo.

Et si vous voulez savoir comment les « 6th Street » conçoivent la "justice sociale", allez faire un tour sur leur territoire !

Bref, jusqu’à mes 20 ans, je suis restée avec eux et je ne regrette pas les leçons que j’y ai apprises.

Mais je ne voulais pas finir dans un gang et, au fond de moi, je savais que j’étais destinée à autre chose.

Il me fallait donc un Fixer !

C’est une chose que d’avoir des amis dans cette ville, mais si vous comptez vous débrouiller sans Fixer, oubliez.

Ils vous trouvent des boulots, vous disent où aller et à quelle heure … et vous avez besoin de leur fric !

Les quartiers abritent toutes sortes de Fixer.

Avant de faire ce métier, ils ont pu être mercenaires, employés de Corpos ou même gangsters.

Ensuite, ils travaillent pour la concurrence, ou leur propre compte …

Je viens donc d’avoir 28 ans et ça fait 8 ans que j’enchaîne les missions pour mon Fixer : Assassinats, vols, contrats de mercenaires, récupérations, sabotages, livraisons spéciales, etc…

Et toute cette vie de débrouille m’a obligée à faire avec tout ce qui me tombait sous la main pour survivre.

Pendant ces 8 années, j’ai dû apprendre à bricoler, bidouiller, réparer et construire du matériel de pointe pour mes missions : Améliorer une armure quand ça risquait d’être chaud, créer un programme pour infiltrer un virus dans un réseau informatique, réparer un engin pour qu’il s’autodétruise pour des missions de sabotage, apprendre la mise en marche d’un véhicule pour fuir plus vite les ennuis,…

Je vis encore dans le quartier de Santo Domingo, défendant ainsi les intérêts de ses habitants à ma façon, et dans la mesure de mes moyens.

Mais si mes exactions à l’égard de ces Corpos fascistes et de ces voyous, mafiosi et mutants sans foi ni loi gangrénant mon quartier étaient nécessaires, je songeais de plus en plus à changer de vie, à prendre un nouveau départ.

Certes, la vie n’est pas facile dans les zones défavorisées de Con’Urb New-York, et il faut bien manger.

Mais étais-je vraiment destinée à cette vie pleine de violence et sans futur ?

N’y avait-il pas autre chose ?

Le destin allait prendre les choses en main …

Cette nuit-là, mon Fixer m’avait envoyée au casse-pipe avec sa mission de liquidation au sortir d’une soirée de Corpo.

Ce fut une vraie boucherie vu le service de sécurité du Fujitsu, bien mieux armé et préparé que ce qui m’avait été vendu …

Lorsque la grenade défensive explosa sur ma droite et que je m’écroulais dans un angoissant silence bourdonnant, je me maudis d’avoir accepté ce job…

Alors que je me vidais de mon sang dans une ruelle crasseuse, laissée pour morte par les biosamuraïs de la Fuji Corp., elle m’apparut pour la première fois telle un ange…

Un ange gardien venu me tirer de ce mauvais pas en me glissant dans un hovercraft.

Je lui devais ma survie, autant que mon réflexe d’avoir mis mon bras devant mon visage au moment même où la grenade explosait en m’arrachant un avant-bras et un morceau du visage droit.

Ça aurait pu être pire …

Je venais de faire la rencontre que j’attendais, celle qui allait changer mon destin …

Je venais de plonger dans le Multivers.

Mon ange gardien s’appelait Oracle, et c’est ainsi que je rejoignis son organisation, prenant le surnom de « Mystique ».

Mais reprenons …

Aux portes de l’inconscience, la vue brouillée par le sang ruisselant sur mon visage, je ne sentais plus du tout mon bras droit à partir du coude.

Agonisante, comme détachée de mon propre corps meurtri, j’observai à travers un voile rougeâtre les restes de mon avant-bras, transformé en bouillie sanguinolente par l’explosion de la grenade.

Et c’est dans cet état comateux que je fus transportée par mon ange gardien surgi de nulle part jusqu’à la zone portuaire de Con’Urb New-York.

Lorsque je repris mes esprits, j’étais allongée dans un caisson technologique, et l’inconnue qui m’avait sauvée était assise à un pupitre à mes côtés.

Filiforme et gracile, pas très grande, celle-ci portait un masque high-tech dissimulant l’intégrité de son visage et elle était vêtue d’une sorte de combinaison urbaine à capuche, mélange de toge et de robe de couleur rouge et noir, avec des appareils technologiques sur les avant-bras, les épaulières et son masque.

Elle me dit s’appeler Oracle et m’apprit que ce caisson était un "médi-bloc", une sorte de sarcophage high-tech capable de soigner les blessures les plus mortelles.

Je portais un bandeau, et mon avant-bras avait été proprement amputé de manière chirurgicale.

Nous étions dans une sorte de laboratoire secret, dissimulé à l’intérieur d’un container maritime.

J’y passai les 15 jours suivants à me rétablir et à me faire oublier des bio-samuraïs de la Fuji Corp. ; mieux valait qu’en ne retrouvant pas mon corps dans la ruelle, tous croient désormais que j’avais fini dévorée par les mutants nocturnes anthropophages qui hantaient certains quartiers de la ville.

Et c’est enfermée dans ce container que je découvris que le monde était beaucoup plus vaste que ce que j’imaginais jusqu’alors !

Pendant ces 2 semaines, abasourdie et avide d’en apprendre le maximum sur ce nouveau monde qui s’ouvrait à moi, j’écoutai Oracle me présenter le Multivers … me parler des différentes galaxies, et des 8 univers constituant l’Assemblée Galactique … me raconter l’origine et l’histoire de la 1ère, de la 2nde puis de la 3ème A.G … m’expliquer l’InterContinuum, Norjane et le rôle des messagers galactiques, etc …

Ma vision du monde devint tout à coup sans limite et, y voyant une occasion unique de rédemption et de quitter ma vie sordide, je buvais ses paroles.

Oracle m’apprit qu’elle faisait partie de la "Confrérie", une branche ultra-secrète de la Guilde des Messagers Galactiques qui s’occupait d’opérations spéciales, et elle me révéla que je possédais, comme elle, des aptitudes spéciales que je ne soupçonnais même pas …

Un matin, elle fit apparaître un triangle inversé immatériel au milieu du container.

Une "porte de transit".

Du moins elle appelait ça comme ça …

En une fraction de seconde, on a traversé les flux de l’InterContinuum et on s’est retrouvé dans une salle où il y avait un médi-bloc high-tech.

Nous serions apparemment à bord d’un vaisseau spatial !

Les bio-samuraïs de la Fuji Corp. ne m’avaient pas loupé avec leurs sabres à mono-filament et leurs fusils laser, mais c’était leur putain de grenade qui m’avait le plus salement amochée …

Oracle m’installa dans le médibloc, où me fut greffé un œil cybernétique pour remplacer celui que j’avais perdu, relié à un cerveau positronique, ainsi qu’un avant-bras en plastacier renforcé ! A mon réveil, ma bienfaitrice me promit que tout allait bien se passer pour moi et me proposa, si je le voulais, de rejoindre leurs rangs et de devenir un membre de la Confrérie.

Le destin que j’attendais s’offrait enfin à moi, et j’acceptai volontiers.

Devenir Méga était une planche de salut extraordinaire pour moi, et mes compétences martiales seraient un plus pour cette branche secrète de leur Guilde.

Je pourrais ainsi rattraper mes errements passés et agir enfin pour le Bien commun.

Une fois mes implants cybernétiques installés, on a pris de nouveau toutes les deux la "porte de transit" tétraédrique immatérielle située dans cette salle, et on s’est retrouvé dans un hangar sur une planète appelée Proxyma XIII.

Ça faisait tout drôle de fouler un sol autre que celui des rues crasseuses de Con’Urb New-York.

Avant de partir, Oracle me précisa que tous les Mégas de la Confrérie se devaient d’être masqués et de prendre un pseudo.

Bizarre …

Pour garder leur anonymat sans doute ?

Ça tombait bien, le casque de sniper que j’utilisais lors des missions de mon Fixer dissimulait une grande partie de mon visage.

Adopté !

La chance me souriait enfin, mes espoirs les plus fous se réalisaient, et je décidai sur-le-champ de prendre le surnom de « Mystique ».

En arrivant sur Proxyma XIII, je fis la rencontre d’un autre Méga, surnommé El Professor, et Oracle me mit entre ses mains.

Pendant les 9 mois qui suivirent, celui-ci allait poursuivre ma formation en m’enseignant tout un tas de trucs sur ces "pouvoirs" dont m’avait parlé ma bienfaitrice.

Il m’apprit ainsi à utiliser mes pouvoirs psy de télékinésie et à user de mon esprit non seulement pour jouer avec les corps solides, mais aussi pour agir sur les fluides et même les énergies.

El Professor se montrait par ailleurs très discret lorsque je lui posais des questions plus personnelles ou sur les missions dont s’occupait la Confrérie au sein de la Guilde des Mégas.

Je n’arrivai pas à connaître grand-chose de lui, je l’ai juste surpris une fois à jouer du piano alors qu’il se croyait seul.

Un mélomane a priori !

J’appris que la planète Proxyma XIII se situait sur un système extérieur, hors de l’Assemblée Galactique.

Oracle passait me voir de temps en temps, et en sa compagnie, je pus sortir du hangar et découvrir la ville environnante, Tassmallie.

Elle était peuplée par des autochtones, des humanoïdes reptiliens que je décidai de baptiser affectueusement les « Dracos ».

Les Dracos de Tassmallie …

J’y expérimentai avec elle mon premier transfert, ce qui me permit d’apprendre le bétasorvant, la langue commune de l’Assemblée Galactique.

Ressentir ma conscience quitter mon corps tel un ectoplasme astral et se superposer à celle de ce lézard, percevoir ses sensations, accéder à ses souvenirs et à ses pensées, tout ceci se révéla assez … perturbant.

Lors de ses visites et tandis que nous arpentions toutes deux la ville, Oracle et moi parlions surtout de tout ce qui m’était arrivé à Con’Urb New-York, depuis mon enfance dans les bas-fonds de Santo Domingo jusqu’à ce fight contre les bio-samuraïs de la Fuji Corp., ainsi que de mes motivations à rejoindre la Guilde.

Elle m’avoua d’ailleurs m’avoir discrètement surveillée ces derniers mois pour être sûre de son choix de me recruter.

Ce qui expliquait son intervention miraculeuse m’ayant évité de clamser.

Et bien qu’elle-même demeure discrète sur son propre vécu, je trouvai en elle une confidente, venant même à la considérer comme une amie.

Je n’avais guère eu l’occasion de me lier d’amitié avec quelqu’un jusqu’ici, et je kiffais d’avoir trouvé une oreille attentive à qui me confier, une autre nana de caractère avec qui tailler une bavette.

Oracle me fit aussi mettre en pratique les cours d’El Professor sur le transit, cette capacité des Mégas à utiliser des tétraèdres inversés spatialement activés pour voyager à travers le Multivers, et même dans des univers parallèles … sans avoir besoin du réseau d’astroports de l’Assemblée Galactique ou de vaisseaux triche-canon.

J’avais toujours un frisson désagréable et bizarre qui me parcourait l’échine quand cette espèce de pyramide à l’envers apparaissait à certains endroits, mais je devais le reconnaitre, c’était ultra-rapide pour voyager.

Mes deux instructeurs méga me dirent aussi que pour activer et utiliser ces "portes de transit", j’aurais besoin d’une clé de cryptage externe contenant les empreintes psychiques des portes de départ et d’arrivée.

Clé souvent encodée dans un objet associé à son porteur.

Du coup, autant prendre une belle pièce d’orfèvrerie, et je portai mon choix sur un pendentif en or décoré de rubis, en forme de salamandre.

Au bout de ces 9 mois sur Proxyma XIII, ma formation finit par arriver à son terme.

Curieusement, les Mégas ne m’avaient toujours rien demandé en échange de mes prothèses cybernétiques et de mon apprentissage.

Pour moi, rien n’était jamais gratuit et je me demandais quand même quel serait le prix à payer.

En tout cas, « Mystique » allait enfin pouvoir rentrer dans la danse.

Mais Oracle m’apprit qu’il me restait (encore …) une dernière formalité à accomplir avant de rentrer en service actif et d’être définitivement une membre de la Confrérie Méga.

Je devais passer quelques mois sur Norjane en infiltration au Sanctuaire, afin d’apprendre à me mêler discrètement aux autres messagers galactiques qui ignoraient pour la plupart l’existence de notre division secrète.

Ma clé de cryptage fut donc encodée avec les empreintes psychiques de Proxyma XIII (où je pourrais donc revenir, si j’avais bien tout pigé) et de la porte de destination : celle-ci se trouvait dans une pièce contenant des relais et des transformateurs électriques dans les services techniques du Grand Théâtre.

Oracle me dit qu’il allait falloir me trouver un job qui me servirait de camouflage et, vu mes compétences de bricoleuse, elle me fit engager dans le Service des Moyens Généraux.

Je fus affectée au personnel d’entretien et de maintenance comme technicienne de réparation, sous les ordres d’une femme autoritaire et pas très avenante nommée Lucie Ihle.

Avant de me laisser, ma copine me dit de faire surtout profil bas et de me méfier de tout le monde, et d’attendre qu’elle reprenne contact avec moi …

Cela faisait bientôt 2 mois que j’étais sur Norjane, partageant mon temps entre le petit appartement que je m’étais dégoté et mon job d’agent de maintenance au Sanctuaire, quand un matin, alors que je travaillais au contrôle des ascenseurs dans le secteur qu’on m’avait attribué, je vis un jeune black d’une vingtaine d’années, vêtu d’un survêtement à capuche, se diriger vers moi d’un pas décidé en enjambant mon balisage de sécurité.

Méfiante, j’empoignai en douce une clé à molette …

 

 

Retrouvez ici le résumé des différentes aventures vécues par Véryles :

 

Mission 13 Nomegs Endgame

Mission 14 Pas de Pétrole mais des idées

 

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Looks de Veryles en Missions
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