Dans une galaxie déchirée par la Dernière Guerre, de vastes flottes de pirates errent de système en système, pillant et réduisant des peuples en esclavage.

Au milieu de ce chaos, des milliers d'opérateurs indépendants - contrebandiers, chasseurs de reliques, combattants de la liberté et mercenaires - parcourent les étoiles mortes à bord de petits vaisseaux, gagnant leur vie comme ils le peuvent.

 

Dans Stargrave, les joueurs incarnent l'un de ces opérateurs indépendants, en choisissant parmi un éventail de profils ayant chacun leurs propres forces, faiblesses et pouvoirs associés.

Ensuite, les joueurs doivent engager un équipage pour leur vaisseau, en recrutant un lieutenant avec des compétences uniques et une poignée de soldats, mécaniciens, hackers et autres spécialistes.

 

De palpitantes aventures les attendent !...

 

Je joue à ce jeu de figurines avec mes amis Vincent, Nicolas, Alain, et ma compagne Laurence.

En plus de devoir constituer son équipage de mercenaires de l'espace, (et éventuellement peindre les figurines correspondantes), il faut aussi constituer des éléments de décors, afin de mettre en place les tables des différents scénarii.

Dans cette galerie, je partagerai tous les éléments de décors que nous avons bricolés, en scratch, ou montés après achats.

En espérant que ça puisse donner des idées à d'autres joueurs passionnés...

 

Ma première équipe se nomme les Rats de Mannhatan !

Les Rats de Mannhatan se déplace à bord du vaisseau « Le Bronx ».

Ce sont tous des mutants, issus d’expériences ratées de laboratoires militaires, ou bien nés de relations interspécifiques contre nature !

Leur objectif est de s’enrichir afin de devenir plus puissants à force d’injections de dopants illégaux et autres greffes d’organes de synthèse…

On les trouve sur tous les sales coups à travers le cosmos, plus c’est « sale » plus il y a de chances qu’ils en soient.

Leur chef, Gloubisch le biomorphe, est un fils de pute, au sens propre comme au figuré.

Sa mère tapinait sur le périph’ de la bordure extérieure, sa spécialité c’était « le trou noir de la voie lactée » !

Gloubisch est un escagunien, mais avec des excroissances de divers aliens greffées à son organisme modifié génétiquement, couvert de pustules suintantes dues à des rejets biologiques dégénératifs.

Son second, le rogue Snake Plissken, est recherché dans 43 quadrants de la galaxie, mais tout le monde le croit mort…

Pourtant il est presque vivant, quand il n’est pas défoncé à la coke gamoréenne, ou bourré à la bière romulanaise !

Il serait presque beau, pour un mutant cradingue, si son visage n’était pas couvert de cicatrices mal refermées, figé dans une expression outrancière de hargne haineuse.

Leurs hommes sont le chiseler Fulci, le commando Castellari, le recruit Bava, le runner D’Amato, le grenadier Argento, le sniper Leone, et les 2 trooper Franco & Nero.

Ils sont tous plus bêtes que méchants… et pourtant ce sont vraiment de sacrés ordures !

Malheureusement cette équipe a été totalement décimée dès le premier scénario, j’ai donc du en créer une autre…

 


Dans le futur de Stargrave, la société fait l’apologie du body-building et des régimes amincissants, elle a progressivement exclu les handicapés, les personnes physiquement disgracieuses, et toute forme de différence…

Le groupe terroriste « Action mutante », composé de marginaux décide de se rebeller pour revendiquer les droits des personnes laides !

Tous les membres d’Action Mutante sont ultra-moches et pauvres, et veulent en découdre avec cet univers qui les exclut d’office.

Mais avec ces protagonistes plus idiots les uns que les autres, le groupe terroriste se heurte souvent à l’obstacle de sa propre incompétence…

Ces abrutis d’handicapés haineux ratent absolument tout ce qu'ils entreprennent !

Menés par Ramon Yarritu, leur emblématique leader, cette bande de pieds nickelés de l’espace se met en route pour s’attaquer aux gens riches et beaux, aux médias, et autres représentants du pouvoir.

Action Mutante rassemble Jose Montero, surnommé Chepa, nain, bossu, juif, franc-maçon, communiste et présumé homosexuel, Jorge Guerricaechevarría, colosse sourd muet, un des plus bas coefficients intellectuel de la planète, César 'Quimicefa' Ravenstein, cul de jatte kamikaze dans sa mini soucoupe explosive, José Óscar Tellería, alias Manitas, un demeuré arrêté plus de cinquante fois, Ezequiel Segura aussi sale qu’obsédé sexuel, mais surtout les frères siamois Alex et Juan Abadie récemment séparés à la tronçonneuse !

Alex est même devenu le premier officier de Ramon, mais Juan est si jaloux qu’il espère sa mort au combat pour récupérer son poste…

Quand à Patricia Orujo (fille d’un riche industriel, magnat des petits pains complets), ils l’ont kidnappée à son mariage princier avec une star de la téloche, pour l’échanger contre une rançon, mais elle s’est vite prise d’un syndrome de Stockholm exacerbé, aussi elle est maintenant transie d’amour pour le chef Ramon, et épouse sa cause, devenant une trooper prête à tout, elle était belle au début, mais les agrafes qui lui ferment sa grande gueule de femelle, et sa robe de mariée ensanglantée, lui assurent un look correspondant aux critères de l’équipe !

Pedro de la Iglesia est le clébard, à la fois mascotte et porte étendard du groupe, ce n’est pas un chien terrien, mais un résidu de fausse couche alien, ayant muté dans des poubelles.

Ils s’en servent surtout pour torturer les adversaires, et faire disparaitre les corps !

Ramón Yarritu, leader et fondateur de la bande, a "sorti du ruisseau" ces "déchets d’hôpital" pour en faire "les soldats de l’armée mutante".

Décidé de frapper un grand coup ce "monde entre les mains de petits cons, de misérables fils à papa" ; il harangue ses troupes : "Y en a marre de tous les produits diététiques, marre de tous les déodorants, des voitures non polluantes et des eaux minérales !

Nous ne voulons pas sentir bon !

Nous ne voulons pas avoir la ligne !

Maintenant tout le monde est con ou moderne.

Nous, nous sommes des mutants !

Pas des bites de plagistes ou des pédales de design.

Nous allons montrer maintenant à tous ces merdeux ce qu’est la vraie vie !"

Puis il interroge ses troupes : "Qui sommes-nous ?"

Et la troupe de hurler leur cri de ralliement :

"Des Mutants !

Des Muuutants !!

Des Muuuuutants !!!"

 


L’équipe de la « Delta Force » (équipe de Laurence) se déplace à bord du vaisseau « Le Barbouze ».

Ce sont tous des soldats, hommes comme femmes car le groupe est mixte, issus de la propagande fasciste du gouvernement central de la planète Hay-Day !

Lorsque leur guerre contre les moucherons cosmiques s’est terminée, ils n’ont pas voulu rendre les armes, trop accro à l’adrénaline des combats, du coup ils sont devenus indépendants…

On les trouve partout où le sang peut couler, à condition bien sûr de pouvoir faire du fric, pour acheter du matériel neuf, et surtout des armes plus meurtrières.

Leur chef, Bradock le vétéran, est un stratège hors pair, qui peut citer par cœur « l’art de la guerre » de Sun Tzu.

Ses 2 dobermans se nomment Hannibal & Napoléon, et il les nourrit uniquement avec les couilles de ses adversaires vaincus !

Bradock est un humain barbu et inexpressif, il met les pieds où il veut, et c’est souvent dans la gueule.

Son second, le rogue Little John, applique toujours le code militaire à la lettre, même s’ils ont tous déserté une armée dissoute…

Il fait son lit au carré, il exige qu’on marche au pas, et il vérifie que les coupes de cheveux soient règlementaires !

Il a la mâchoire aussi carrée que son esprit est étroit, et le regard aussi dur que sa bite.

Leurs hommes et femmes sont la code-breaker Néo, le sentry Delair, le gunner Harry, la recruit Chloé, les troopers Clint & Eastwood, le runner B-238, et le commando Harlock.

 

Ils prennent leurs douches ensemble, mais il n’y aucune histoire de cul entre eux, en fait ils rêvent tous et toutes de coucher avec le robot !

 

"Le Cirque Volant" (équipe de Vincent), nom découvert jadis par Kaos dans un vieux magazine déchiré, se trimballe d’un bout à l’autre de la galaxie dans "The Spanish Inquisition".

Entre deux têtes explosées à la batte de base ball, et deux bouteilles se rhum, Kaos, prêtresse autoproclamée d’un culte qu’elle est la seule à connaître, et dont les préceptes se résument d’après elle à peu près à : "fais ce que voudras, mais fais-le à donf", aime chercher les biftons et la baston.

Ses notions en matière de logistique et de planification laissent à désirer, mais il ne faut pas le lui dire trop vite.

Car le sergent Hartmann veille !

Héros de Guerre (en tout cas c’est lui qui le dit), couvert de cicatrices (seules quelques-unes sur le visage sont vraiment visibles, et les paris sont pris sur leur origine), il veille au grain (le bon whisky, ou la bonne vodka à défaut).

Autant dire que les notions de discipline sont aléatoires au sein de "The Spanish Inquisition ".

Si les deux troopers Pince Mi et Pince Moi parviennent à donner le change jusqu'à la prochaine solde, la gunneuse Thormundsottir, le commando du désert Melchior Tiribud, et sa copine Olga, ne descendent de leur petit nuage de vapeur que le temps de défourailler.

L’incurie du commandement est telle qu’ils ont adopté ce dérivatif pour oublier les carences en munitions, eau potable, carburant, nourriture, plans d’actions (l’alcool et la fumée n’en font pas partie)...

Qu’allez-vous penser ?

On ne part jamais sans l’essentiel !

C’est simple : tout le monde veut accumuler assez de parts de butin pour laisser Kaos mettre la galaxie à feu et à sang avec d’autres pigeons.

Justement, les 2 recrues, Billy le Triste et Marika, commencent à comprendre que l’essentiel est de ne pas poser de question.

De mettre de l’argent de côté…

Et, surtout, de prier !

On me signale la présence d’un hacker dans l’équipage.

Personne ne l’avait remarqué, et on ne connaît pas son nom…

Dans le pire des cas, il encaissera les balles !

 

- Jenny ! Laisse cet ordinateur et va jouer dehors !

Jenny soupira. Combien de fois elle l’avait entendue, cette phrase ? Si on tablait sur une quinzaine de fois par jour, chaque jour durant son temps à la maison, entre le moment où elle avait appris à coder, à 12 ans, et maintenant qu’elle en avait presque 17, ça faisait très exactement 27 117 fois. Elle savait, elle avait développé un script pour le calculer. Avec statistiques, projection sur six mois et tout le toutim. Si ses parents avaient mis 1 crédit de côté à chaque fois qu’ils la séparaient de son ordi, elle aurait un joli matelas pour commencer dans la vie…

Elle s’en fichait complètement, de sortir dans les coursives et de jouer au laser avec les enfants de son âge, d’aller au holo-cinéma ou de faire des sorties spatiales en navette. La petite vie de son secteur, de sa caste, et même la petite vie du vaisseau-monde, elle n’en avait rien à foutre. Elle, tout ce qu’elle voulait, c’était programmer et voir, émerveillée, les machines s’animer comme par magie et appliquer ses instructions.

Le jour où elle avait eu ses 17 ans, son père, le vieux Copper, n’aurait peut-être pas dû balancer son terminal dans le vide-ordures spatial. Il n’aurait peut-être pas dû lui offrir, à la place, une jolie combinaison de soirée. Il n’aurait pas dû essayer de forcer le destin. Il n’aurait même pas dû essayer de penser…

Quand Jenny découvrit que son terminal flottait désormais à 200 000 km de là, lancé à cinq fois et demie la vitesse du son dans une direction inconnue, et que jamais rien ni personne ne pourrait plus remettre la main dessus, ni sur ses milliers d’heures de programmation, elle partit. Tout simplement. Elle fit son baluchon et elle abandonna à jamais le secteur 317.

Elle avait dans l’idée de trafiquer l’ordinateur central pour effacer toute trace de sa présence, et se créer une fausse identité. La Police des Coursives était sans doute déjà à sa recherche ; il n’y avait rien de plus facile que de retrouver une fugueuse dans un vaisseau, même si c’était un vaisseau-monde de 38 km².

Jenny se connecta à la première borne publique et comme elle avait, disons, un certain petit talent pour parler aux machines, elle arriva assez vite à passer tous les pare-feux. Alors que les escouades de flics quadrillaient la zone et resserraient leurs filets, elle se mit à coder, à programmer comme si sa vie en dépendait. Et c’est vrai qu’elle en dépendait un peu…

Mais Jenny Copper n’était pas encore une hackeuse de haut vol. Tout ce qu’elle savait, elle l’avait appris en essayant et en tâtonnant. Il y avait certaines couches logiques de la matrice du vaisseau qu’elle ne comprenait pas. Ce fut d’abord un petit bug qu’elle ajouta sans y penser, puis un autre en voulant corriger le premier, puis une fonction de réplication, puis une boucle, toujours sans le faire exprès… et en quelques minutes, les interfaces étaient complètement détraquées. Les alarmes se mirent à hurler dans le vaisseau-monde, alors que toute la colonie perdait les pédales. Jenny, toute fière, contemplait sur l’écran sa nouvelle fiche d’identité trafiquée, tandis que partout autour, à tous les étages et dans tous les secteurs, les portes automatiques, les systèmes de survie, l’armement, les transports, les systèmes d’incendie se déclenchaient tous anarchiquement ou se bloquaient à mort.

Quand Jenny comprit ce qui se passait, il était trop tard. Le vaisseau tout entier était en proie au chaos. Les habitants mourraient par grappes, par clans entiers. Jenny ne sut jamais ce qui était arrivé à ses parents : le secteur 317 était verrouillé, les portes soudées par des robots devenus fous.

Jenny passa un mois complet dans le vaisseau devenu un immense cimetière. Huit millions de personnes décédées, aurait estimé la matrice, si ses serveurs n’avaient pas été, présentement ; un chaos de plastique et de cuivre fondu.

Jenny ne se souciait pas de sauver de trouver des survivants : c’était tous des vieux cons, de toute façon. Ce que Jenny cherchait, c’étaient des robots, des robots qui avaient échappé à la grande déprogrammation. Péniblement, elle en rassembla une dizaine, les entassa dans une navette de liaison.

On était dans un secteur florissant de la galaxie, il n’y avait des tonnes de systèmes habités dans les environs. Jenny n’avait besoin de personne, juste d’un terminal et de quelques robots. Le seul vivant qu’elle accepta à bord, c’était Oook. Une pauvre créature de laboratoire, victime d’une expérience ratée : suite aux manipulations des savants fous du secteur 42, la pauvre bête avait acquis l’intelligence et la parole… Oook n’était pas un robot, mais pas un vieux con non plus. Jenny allait avoir besoin d’un second, d’un camarade. Dans les films, le héros charismatique est parfois accompagné d’une grande créature poilue bougonne. Oook ferait parfaitement l’affaire.

 

À présent, Jenny et sa bande de robots éteints parcourait l’espace, surveillant de près le réseau des mises à prix et des missions illégales. Sur son nouveau terminal, elle avait commencé à développer un nouveau programme. Un programme de contrôle pour sa bande robotique. Elle l’avait intitulé « Les déglingués de Jenny » (équipe de Nicolas).