L’idée principale du projet c’est de tout filmer avec les comédiens devant un écran vert, pour rajouter les décors ensuite par infographie, selon la méthode de films récents comme les derniers « Starwars », « Captain Sky », ou « Sin city » par exemple.

Pour se simplifier la tâche, dans un premier temps, le second pilote sera uniquement filmé avec des plans fixes, pas de mouvements de caméra, car cela compliquerait l’intégration des décors (il faudrait y reproduire le même mouvement, plutôt complexe sans caméra piloté par ordinateur comme les pros). Mais cela ne concernera que le peu de scènes devant écran vert, le gros de l’épisode sera en extérieur avec donc toute la liberté de cadrage et de mouvement de caméra que cela implique.

Grâce au détail des séquences, on peut quantifier l’importance des différents décors à créer en fonction du nombre de fois qu’ils interviennent, mais le gros avantage est que tous ces décors de l’intérieur du vaisseau auront déjà été créés pour l’épisode pilote, il s’agira donc d’un acquis à rentabiliser à loisir dans les épisodes suivants :

Il n’y a qu’une seule séquence dans le cabinet du psychiatre (à créer à l’aide d’une cabine et d’un lit de l’infirmerie modélisés pour le pilote). Il y a 2 séquences se déroulant dans la salle de téléportation, et dans la salle de briefing, et 3 sur la passerelle de l’Ejaculator. Il y a aussi des flash-back qu’on peut faire se dérouler dans les lieux déjà modélisés et non utilisés autrement dans l’épisode, histoire de rentabiliser le travail (l’armurerie, les machineries, une cabine, la laverie, le réfectoire, les WC, un hangar, l’infirmerie, ou les couloirs)…

Cela fait 9 scènes en tout devant être filmées sur écran vert pour intégration sur décors virtuels, par rapport à 14 filmées directement en extérieur. On peut aussi dénombrer précisément 2 séquences extérieures se déroulant dans l’espace : les séquences N° 4, & 23, ainsi que 2 séquences filmées en extérieur impliquant l’intégration de l’Ejaculator : les séquences N° 25, & 26.

 

De plus pour toutes les scènes du vaisseau dans l’espace, le travail de l’infographiste 3D sera crucial pour la réussite du projet. En effet il y a toute l'arrivée de l’Ejaculator (déjà modélisé pour le premier épisode) sur Skull Planet, puis le final où il est posé au sol (intégration dans décor réel).

Dans la galerie qui suit, vous pouvez voir l'évolution du travail, entre l'intention storyboardée par des croquis et le résultat en images de synthèses modélisées par Sam Rossetti :


Au final, l'été 2007 ne permit pas le tournage en extérieur prévu, à cause de conditions météo déplorables...

Il fallut donc encore faire preuve d'adaptation et d'ingéniosité, réquisitionnant la grange d'une vieille dame pour de nouveau tourner même les scènes sur Skull Planet devant un écran vert ! :(

Ainsi, il m'a fallu ensuite me former au logiciel de modélisation 3D Blender, pour réaliser les décors de jungle, de village primitif ou de grottes ténébreuses, de cette planète sauvage.

 

 

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